[Chronique #4] Rose Morte, T1 – La Floraison

Couverture de Rose morte, Tome 1 : La floraison

  • Auteur : Céline Landressie
  • Editeur : Milady
  • Sortie poche : 20/03/15, 587 pages, 7.90€
  • Thème : Action, Romande, Fantastique, littérature vampirique
  • 4ème de couverture : « France, fin du xvie siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
    Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.
    Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d’Artus de Janlys.
    Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle…»

Mon avis : Une petite perle. J’ai été absolument séduite par ce roman, autant par l’univers novateur que des personnages. On retrouve Rose, une jeune lady anglaise qui s’exile en France avec sa famille pour échapper au sort que son oncle réservait à sa famille. Arrivée à pratiquement trente ans, son père l’oblige à se marier pour qu’elle puisse hériter de son titre et des terres. Alors, avec sa plus proche amie Charlotte, elle ira se présenter aux bals parisiens, et rencontrera le mystérieux Artus de Janlys. Un jeune comte qui jure complètement avec les autres jouvenceaux qui la courtisent. Après maintes aventures, Rose aménagera chez le comte et découvrira de quoi le monde de la nuit est fait. De créatures bien plus dangereuses que les hommes qui jouent avec les vies humaines sous couvert de guerres religieuses. 

J’ai dû m’y prendre à plusieurs fois avant de faire cette chronique. Il y a tellement de choses à dire que je ne sais vraiment pas par quoi commencer. J’ai plongé la tête la première dans cet univers. Comment ne pas le faire ? Avec une plume comme celle de Céline Landressie qui nous envoie voyager dans la France du XVIe siècle. J’avais l’impression d’y être, les grands bals, les belles robes, les beaux comtes, un vocabulaire et des mœurs d’un ancien temps. Comment ne pas rêver une époque comme celle-là quand elle est contée par une main aussi enchanteresse ?

L’histoire est novatrice, un retour aux sources du monde vampirique, vu presque comme un démon, un monstre caché dans une enveloppe de perfection. L’auteur nous propose une hiérarchisation de créatures de la nuit avec chacune leurs caractéristiques propres, mais laisse planer un grand mystère autour. Nous ne savons pas grand-chose des êtres auxquels nous avons affaire, mise à par qu’elles se nourrissent de sang, qu’elles craignent la lumière du jour, qu’elles sont belles à s’en damner et qu’elles possèdent le don d’hypnose. Donc oui vampires, mais seulement ?

Cela fait du bien, oui du bien, d’enfin revenir au thème de base. Je commençais à me lasser des histoires qui se ressemblent. Heureusement, Céline Landressie nous offre un bijou d’une rare intensité.

Je me suis très rapidement reconnue dans le personnage de Rose (peut-être parce que l’on a le même prénom ?). Sa quête de liberté et de grand amour la rend très attachante. Son caractère fort, elle ne lâche rien, elle est courageuse. Tout ce qu’elle veut, c’est vivre sa vie comme elle l’entend, ne pas se marier sans amour. Une quête que l’on pourrait tout à faire mettre au goût du jour. Une quête qui ne peut que toucher les femmes.

La première partie de l’histoire est plutôt… je ne dirai presque historique, mais ce n’est pas réellement le terme. On suit Rose, ses états d’âme, ses faux semblants, et surtout ses plans pour ne pas avoir à suivre les ordres de son père et de prendre époux, quitte même à pousser sa jeune amie dans les bras d’hommes dont elle refusait les faveurs. Au risque de lui attirer les foudres de sa famille. Car oui, Rose est prête à beaucoup de choses pour suivre ses rêves. Il se passe un bon quart du roman avant que le comte de Janlys n’apparaisse et encore un bon autre quart avant qu’il ne se passe réellement quelque chose entre eux.

Le reste du temps, nous sommes plongés dans les recherches de Rose quant aux affaires de son père, la résolution des meurtres parisiens, l’accomplissement de sa vengeance. L’auteure nous offre ses informations au compte goutte. Autant sur les énigmes que sur ceux à qui on a affaire. Mais suffisamment pour satisfaire notre curiosité, et nous donner envie d’en savoir plus !

Parlons-en justement. « Qui est Artus ? Pourquoi Rose ? Que pense-t-il réellement ? Pourquoi se torturent-ils tous les deux ? Mais qu’est-ce qu’il m’énerve à ne rien faire ! Crétin de Touques !! » Voilà des questions parmi tant d’autres que je me suis posées durant la totalité du roman. C’est la relation entre Rose et Artus qu’il est le plus intéressant de creuser. En effet, pourquoi Rose ? À cause de sa quête de liberté, son besoin d’amour. Le fait de penser qu’il l’ait choisi pour sa beauté me semble bien trop superficiel pour un personnage aussi complexe qu’Artus. Ses mystères, ses secrets font que nous adorons le détester. Détester parce que ses secrets détruisent ce qu’il s’est construit entre Rose et lui les détruits tous les deux. Le détester parce qu’il a condamné une femme en quête de vie aux ténèbres éternelles. L’adorer parce qu’il a révélé Rose à elle-même comme jamais personne n’aurait pu le faire. Parce qu’il est prêt à tout pour sauver son infante quitte à se sacrifier pour elle. L’arrivée d’Adelphe, marque un tournant dans le roman, fidèle à son frère, mais aussi à Rose, il va lui permettre de survivre à sa transformation et à la pseudo indifférence d’Artus à son égard. Il sera un pilier sur lequel nous aimerions toute pouvoir son appuyer. Un ami.

Voilà, c’est bien ce que je craignais, ma chronique fait déjà des kilomètres, et j’aurai encore tellement de choses à dire. Alors je vais résumer cela comme ceci : j’ai pleuré avec Rose, j’ai ri avec Rose, j’ai hurlé mon indignation avec Rose. Ce personnage m’a touché au-delà de que je pensais être possible. Oserais-je dire qu’elle m’a possédé ? Oui, c’est peut-être cela. La plume de Céline Landressie m’a possédé le temps de ma lecture.

En résumé : une histoire qui vous emportera dans un temps troublé où les guerres de religion font rage. Une romance qui vous donnera envie de croire au grand amour (même quand il se transforme, en un mufle de première), de l’action qui s’introduit parfaitement dans l’histoire et qui permet de dynamiser l’action. Et surtout, des personnages forts et attachants qui vont vous transporter dans leur univers avant même que vous compreniez ce qui se passe.  Ce roman est raconté peut-être l’histoire de la vie d’une jeune femme, mais il nous transporte aussi dans un univers bien plus sombre, dans lequel j’ai hâte de me replonger pour la sortie de deuxième tome. (18 septembre, aller plus que deux mois ! Haut les cœurs) Je vous le conseille de tout cœur, vous ne serez pas déçu !

Note : 19/20

Points forts : L’histoire novatrice, des personnages très forts.

Points faibles :… nan, j’ai beau réfléchir, je n’ai pas trouvé.

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8 réflexions sur “[Chronique #4] Rose Morte, T1 – La Floraison

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  3. « Rose Morte » est mon coup de coeur dès le tome 1. Je l’ai dévoré en deux jours ^^. Le 2 est sublime, surtout en ce qui concerne la relation entre Rose et Artus, ainsi que d’autres (mais je n’en dirai pas plus si jamais tu ne l’as pas lu). J’ai en cours de lecture le tome 3 déjà. En tout cas, si tu as autant aimé ce tome 1, je t’encourage vivement à te plonger dans la suite 🙂

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    • Moi aussi j’ai vraiment adoré ce premier tome ! Je vais commencé le deuxième ce soir justement, comme j’attends la sortie en poche forcément, je ne les lis pas en même temps, de toute façon, je ferai une petite chronique rapidement 😀

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      • J’ai adoré le tome 2, tu verras, tu ne manqueras pas d’émotions (en tout ^^). J’ai été surprise à de nombreuses reprises, abasourdit, voulant parfois baffer les personnages ou encore m’accrochant au livre tellement c’est tendue, lol. Je faisais des commentaires à haute voix et mon copain se demandait ce qui se passait XD Bonne lecture, et j’ai hâte de voir ta critique.

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      • ahah, ça m’arrive tellement souvent ça, au final ils finissent pas s’y habituer. Quand on prend une lectrice, il faut en assumer les attitudes étranges xD
        Ah bah tant mieux, je sens déjà qu’ils vont m’énerver à se tourner autour sans rien faire et à se déchirer, mais après tout, c’est aussi ce que l’on aime dans cette série, entre-autre 😉

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