[Chronique #14] Les Larmes Rouges tome 1.1 Réminiscences

  • Auteur : Georgia Caldera
  • Edition : J’ai Lu
  • Sortie le 25 mars 2015, 7.60€, 378 p
  • Thèmes : vampires, réincarnation, dépression
  • 4e de couverture : « Le temps n’est rien…
    Il est des histoires qui traversent les siècles… »
    Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
    Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
    Peu à peu, elle perd pied…
    Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!

Mon avis : Et bien mes alleux ! Voilà bien longtemps que je n’avais pas autant été prise dans la lecture d’un roman. Je l’ai lu en quelques heures. Un très gros coup de cœur pour ce roman à l’univers sombre et mystique. J’ai été transportée avec Cornélia dès les premières pages, ce qui est particulièrement rare, il faut l’avouer. Encore une perle d’une auteure française, comme quoi, nos auteurs français ont du mérite !
Cette histoire commence sur la tentative de suicide de Cornélia. Suite à cela, son père qui ne s’occupait absolument pas d’elle commence à se rendre compte qu’il a une fille, et l’emmène vivre à la campagne. Elle passera donc sa convalescence dans ce petit village loin du stress parisien. Elle commencera à avoir des visions et des hallucinations, et cette voix si prenante dans sa tête qui lui demande sans arrêt où elle est… Et pourquoi le château de Rougemont l’obsède-t-elle autant ? Presque autant que l’énigmatique châtelain à la réputation si détestable… Cornélia se retrouve plongée en pleins cauchemars dont elle pourrait bien ne jamais se réveiller. 


Ce roman m’a transporté au-delà de ce que j’aurai cru possible. En premier lieu parce que j’ai été touchée par l’héroïne dès les premières pages. Son histoire, son parcours, sa souffrance. Qui n’a jamais eu de période de dépression durant l’adolescence, ces moments où l’on se sent si seul et incompris. Ce que j’ai aimé sa force et son désir de se remettre une fois qu’elle a compris la bêtise qu’elle a faite, malgré tout ce qu’elle peut vivre. C’est d’ailleurs grâce à tout cela qu’elle va vivre des choses incroyables. Entre songes bien trop réels pour n’être que de simples rêves, des souvenirs d’une vie passée qui refont peu à peu surface, illusions d’un monstre prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut, Cornélia pourra compter sur un allier un peu particulier, mais sur qui elle pourra compter inconditionnellement, sur qui elle a toujours pu compter d’ailleurs.
Henri est des points forts de ce roman. Il sera le réel pilier de Cornélia. Un pilier sombre, froid, solitaire, hautain, mortellement dangereux. Un vampire bien sûr, dont les siècles d’existence ont effacé ce qu’il était réellement. Ou peut-être était-ce autre chose. Un événement qui se serait déroulé trois cents ans auparavant… Une promesse qu’il n’aurait pu tenir... Il sera là pour apporter des réponses aux multiples interrogations de Cornélia.

Ils vont se battre ensemble contre un ennemi sans pitié, monstrueux, prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut : en l’occurrence Cornélia. Nous en savons très peu pour l’instant sur lui, et je vous laisse découvrir ce qu’il est.

* * *

L’histoire nous transporte dans un monde de souvenirs. Cornélia voit ressurgir les détails d’une vie passée, une vie où elle aurait été un être admiré et craint, un être recherché par-dessus tout par Avoriel. Un être né de l’union d’une vampire et d’un humain, possédant une âme immortelle, les pouvoirs vampiriques sans pour autant connaître les affres de la soif. Un être qu’Henri avait juré de protéger contre tous.
Elle se découvre au fur et à mesure, aidée bien que légère par un Henri qui préfère qu’elle apprenne seule ce que sa condition nouvelle va lui apporté.
Au long du roman, on verra les deux personnes se rapprocher, même si Henri s’entête à rester distant avec elle.
Entre temps, Cornélia est confrontée aux assauts presque permanents d’Avoriel. Une suite sans fin de torture morale qui lui fait vivre des choses bien plus qu’atroces. Mais à la menace permanente que son père décide de l’envoyer en hôpital psychiatrique. Comment expliquer que l’on est victime d’illusions plus que funestes à un père cartésien qui pense déjà que l’on est fou ? Ça devient beaucoup trop à gérer pour Cornélia.

* * *

La plume de l’auteure apporte beaucoup à ce roman. Elle est fluide et plutôt agréable. Elle nous donne une multitude de détails afin de rendre son univers d’autant plus réaliste. Elle nous transporte dans un univers sombre et gothique où un vampire est ce qu’il est : un monstre. On est bien loin désormais du conte pour adolescent. Non, ici, le vampire est un prédateur, mortel, dangereux qui tue pour survivre. En haut de la chaîne alimentaire certes, ce qui ne veut pas dire qu’il aime forcément ça. Il est confronté à ses démons à longueur de temps, et auxquels il ne peut se soustraire.

* * *

En résumé : je ne peux malheureusement pas dire grand-chose de plus sur l’intrigue puisque les éditions j’ai lu ont décidé de transformé cette trilogie en six tomes, ce qui honnêtement coupe le dynamisme du roman, j’ai donc lu la moitié du réel roman. Étant donné qu’il n’est pas question que j’attende jusqu’au 23 septembre que le tome 1.2 sorte, je me rendrai demain à la Fnac acheter les versions originales et tant pis si je paye deux fois ce premier tome. J’ai besoin de connaître la suite !

C’est un très gros coup de cœur. Dès les premières pages, ça l’était déjà. L’univers, les personnages, l’intrigue. Tout cela promet une suite palpitante dans un monde empli de vampires sanguinaires. Plus de faux semblants : un prédateur reste un prédateur après tout !


Ma note : 19/20


Les points positifs : — L’univers

— Les personnages

— L’intrigue qui pour l’instant promet de belles choses

Points négatifs : — Ce n’est pas de la faute de l’auteure, mais de l’éditeur : une découpe des romans pour question de faisabilité ? Très politiquement correctement dit…

Alors, quel est votre point de vue ?

 

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2 réflexions sur “[Chronique #14] Les Larmes Rouges tome 1.1 Réminiscences

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