Chroniques·Fantastique

[Chronique #17] Les Larmes Rouges, tome 2 – Déliquescence

  • Auteur : Georgia Caldera
  • Edition : J’ai Lu
  • Sortie le 19 mars 2014, 10.9€, 763 pages
  • Thèmes : vampires, souvenirs, fantastiques, gothique…
  • 4e de couverture : «Le voile a été levé sur les étranges rêves de Cornélia, mais elle est plus que jamais en danger. Pourtant, la seule prudence n’est pas ce qui la pousse à rester auprès d’Henri.
    Progressivement, leurs liens se renforcent, bien que l’ombre du passé plane sur leur relation…
    Pire encore, pour assurer leur protection contre Avoriel, ils doivent retourner à Reddening House, où Cornélia a été témoin des horreurs que peuvent commettre ses habitants.
    Déjà angoissée, la jeune femme se noie de plus en plus dans de bien surprenantes visions..»

sticker-arabesque-tete-de-litMon avis : Après avoir dévoré, le tome 1 (deux fois), je me suis attaquée tous crocs dehors au tome deux, que j’ai, ma foi, terminé en à peine deux jours. Comme pour le tome 1, j’ai adoré retrouver cet univers bien particulier et les personnages pour un deuxième roman. J’avoue que j’ai été profondément touché par ce tome, j’ai d’ailleurs un peu de mal à mettre mes mots en ordre pour vous décrire ce que j’ai ressenti. Ce roman est pour moi un vrai chef-d’œuvre, troublant, émouvant, mais pas que… C’est une lecture qui vous transporte au-delà de ce que vous auriez pu imaginer où plus rien n’existe mis à part Cornélia et Henri.

Cornélia est plus en danger que jamais. Le décès récent du duc et l’apparition de ses pouvoirs la rendent vulnérable. Henri est inquiet pour la sécurité de sa protégée, il décide de retourner à la Reddening House, là où Cornélia a été témoin d’un bal plus que particulier et des horreurs commises, là où leur relation avait pris fin la première fois. Mais alors qu’elle pensait que plus rien ne pouvait l’atteindre… Qui est-ce prisonnier qui parvient à la contacter par l’esprit ? Pourquoi des visions troublantes d’Henri lui parviennent-elles durant ses rêves ? Cornélia n’arrive pas à trouver le juste milieu en son amour pour Henri et la haine et la peur qui l’assaillît. Et si tout devait s’arrêter là ?

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Dès le début du roman, on est directement plongé dans l’action. Le Duc est tout juste mort et Cornélia fait ses premiers cauchemars. Elle part, non sans se disputer une fois de plus avec son père qui ne comprend plus le comportement de sa fille. Comment expliqué que l’on est l’hybride vampire dont le roi sombre à décidé de faire sa compagne pour lui donner des descendants viables. L’action n’est pas décousue, on alterne entre actions, disputes, amour, incompréhension et haine sans discontinuer. Chaque moment recèle son lot de rebondissements, et c’est plutôt agréable, on ne s’ennuie à aucun moment.

C’est à la Reddening House que les choses commencent réellement à bouger. Plongés corps et âme dans une société vampirique inédite, nous avançons avec une Cornélia qui cherche sa place auprès d’eux. L’auteure bien que s’appuyant sur les thèmes bit-lit, crée un univers vampirique bien à elle, dont cette monarchie s’appuyant sur les « enfants » d’Avoriel et leurs pouvoirs sur le reste de la société. Si cette société est fondée sur le respect de l’aîné, c’est aussi sur la crainte de ce qu’il pourrait être capable de faire qui conduit à cette loyauté sans faille de la plupart d’entre eux. Ainsi, bien qu’étant resté longtemps loin de sa cour, Henri est accueilli comme le sauveur.

L’univers vampirique est vraiment très intéressant, il diffère complètement de ce que nous pourrions avoir l’habitude de voir. L’auteure ne nous montre pas des êtres surnaturels et merveilleux non, elle nous montre les monstres, avides de sang, cupides et égoïstes. Et pourtant, il y a toujours ce dégoût pour la nature profonde, même si elle est acceptée, cette sensation que jamais ils n’aimeront ce qu’ils sont, ni leur solitude, leur histoire, jamais ils ne pourront réellement faire face à la menace que représente Avoriel, leur mort à tous. J’aime particulièrement ce paradoxe qui est très intéressant à étudier dans ce roman, et que l’on retrouve chez pratiquement tous les personnages du roman.

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Je ne tairais certainement pas le fait que j’ai adoré retrouver Cornelia et Henri. Cornelia se trouve grandi dans ce deuxième tome. Même si elle reste parfois extrêmement agaçante et un brin manipulatrice, sa curiosité est insatiable, ses visions du passé d’Henri la pousse plus loin encore quitte à mettre son couple en péril. Elle devient officiellement compagne d’Henri et doit de ce fait se comporter comme tel, mais il est particulièrement ardu de devenir quelqu’un dont on ignore complètement les attributions. De plus, elle se retrouve confrontée à la montée de ses pouvoirs, le mur que représente Henri, le monde qui l’entoure, et ces visions.

Maintenant, Henri. C’est un peu, pour moi en tout cas, le réel pilier de ce tome. Malgré la façade froide, hautaine, sombre et tous les autres qualificatifs que l’on pourrait lui attribuer, en plongeant dans son passé et notamment la période aux côtés du roi sombre, on apprend à connaître un autre Henri. Un homme qui se bat pour ce qu’il pense être la bonne cause, qui se rebelle, qui atteint à sa vie, même. On voit l’homme qui souffre du trop grand nombre d’erreurs qu’il a pu faire, celui qui souffre après la perte de la première Cornelia. Comment ne pas succomber face à ce qu’il est réellement ? Comment ne pas être émue ? Surtout quand on voit, outre la jalousie, la possessivité, l’amour presque excessif, tout ce qu’il est capable de faire, même de plus monstrueuse pour la garder auprès de lui. L’auteure parvient à faire passer celui qu’on pourrait considérer comme le pire des co****ds, pour un homme dont toute fille rêve ! Voilà qui relève presque du génie !

Du coup, face à cela, leur relation oscille beaucoup entre haine et amour, ils s’autodétruisent, se font souffrir, mêlant à cela des moments de retrouvailles et de complicité des plus émouvants. Oui, je suis émue par cette histoire. Ils sont sur le fil du rasoir menaçant à chaque instant de sombrer.

Les personnages secondaires sont importants dans ce tome, ils sont beaucoup plus présents et nombreux que dans le premier tome. Ils sont en effet, les principaux investigateurs des rebondissements de ce tome.

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J’aime particulièrement la plume raffinée et élégante de l’auteure, elle nous transporte dans cet univers sombre sans nous en épargner aucun des moments les plus morbides et pourtant, c’est comme si tout était parfaitement naturel. À aucun moment, cela fait tache, il n’y a que ce subtil mélange entre noirceur et espoir, haine et amour, cela forme un tout, indissociable de ce roman, et c’est ce que j’aime le plus dans cette série. Ajoutons à cela le fait que l’auteure sait parfaitement bien nous amener là où elle veut, tout en empruntant des chemins où on ne l’attend absolument pas. Elle travaille son univers, sa plume, pour notre plus grand bonheur.

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En résumé : encore une chronique à rallonge, mais je ne me voyais pas faire une chronique de dix avec un tome où il y a beaucoup de choses à dire. J’aurai l’impression de donner un avis superficiel. Or, je ne peux pas faire une chose pareille. Pour être honnête, cela fait plus d’une semaine que j’ai commencé la chronique, j’avais ce besoin d’essayer de vous donner un avis complet et qui reflète vraiment ce que j’ai pensé de ce tome. Je pense qu’il n’y a pas de mot pour décrire ce que j’ai pu ressentir, beaucoup de frissons, d’émotions, de larmes, de rires et surtout beaucoup, mais alors beaucoup de passion pour cette histoire qui nous transporte complètement. Georgia Caldera fait dorénavant partie de mes auteurs favoris en bonne compagnie : Cassandra O’Donnell et Sophie Jomain… Oui, que des Françaises !


Ma note : 19/20


Les points forts : les personnages, l’histoire et l’univers, très clairement l’auteure et son esprit prolifique.

Les points négatifs : Suis-je la seule à avoir envie de mettre des claques à Cornélia (comme à Henri d’ailleurs) de temps à autre tout au long de ce tome ? Aaaarrrgh ! Ce que j’ai pu souffrir avec eux !

Alors, et vous ? Vous avez aimé cet univers ?

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