N. P. Ecriture : Prologue du projet.

Coucou tout le monde.

Aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire une bonne partie de ma journée, J’ai beaucoup moins de temps maintenant donc je souhaitais en profiter. Du coup, vu que cela fait longtemps que je n’ai pas posté d’article avec mes écrits (oui, oui, il faut que je corrige le chapitre 15 de Theodora Roselyne, je vais bien finir par le faire !), je me suis dis que je pourrais vous montrer, un peu en avant première, le prologue de mon nouveau projet. En espérant que ce petit billet ne nous spoilera pas trop le roman précédant !

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! 

« Elle prit son courage à deux mains, se tourna vers son mari et déclara :

— Je suis enceinte.

Surpris, il l’a pris dans ses bras et la fit tournoyer autour de lui. Il riait aux éclats.

— C’est merveilleux. Pourquoi ne me l’as tu pas dis plus tôt ?

Elle fut surprise d’apercevoir des larmes couler le long de ses joues. Il n’avait jamais pleurer, même lorsqu’il a cru perdre sa petite sœur à jamais. Pourquoi serait-ce différent aujourd’hui ?

— Je ne voulais pas que tu trouves une raison supplémentaire pour m’empêcher d’aller me battre. Tu étais déjà suffisamment sur les nerfs, pour ajouter une pression supplémentaire.

Il fronçait les sourcils à présent. Elle avait réussi à le mettre en colère en quelques secondes.

— Tu t’es battue alors que tu étais déjà enceinte ? Tu aurais pu perdre le bébé. Pourquoi as-tu pris ce risque ? C’est insensé.

— Tout simplement parce que je devais me battre à leur côté. J’ai réussi à fédérer des sidhes et toi des métamorphes. Que se serait-il passé si l’un de nous avait été absent ?

— Les enfants sont assez importants pour les sidhes pour qu’ils te disent de rester à l’écart.

— Et risquer de perdre l’un d’entre nous. C’était hors de question. Vous aviez besoin de moi, tu le sais parfaitement. De toute manière, on ne peut revenir sur le passé. Je vais bien, le bébé aussi.

— Comment peux-tu en être aussi sûre ?

— J’ai passé une échographie hier.

Il se rembrunit. Elle était persuadée qu’il serait déçu de ne pas avoir pu assister à l’examen, mais elle ne voulait pas lui dire quoique ce soit si l’enfant était mort durant les combats. Il ne s’en serait jamais remis. Elle oui, mais pas lui. Maintenant au moins, elle était sûre que plus rien ne pourrait venir entacher leur bonheur.

Elle sortit une photo de son sac et la lui présenta.

— C’est une fille, déclara-t-elle simplement.

Il prit le cliché, ses yeux brillaient de nouveau. Il allait être papa. C’était une chose qui ne lui serait jamais venue à l’esprit dans sa jeunesse. Il avait été un imbécile de première catégorie avant de retrouver son âme sœur. Après avoir de nouveau failli la perdre à de nombreuses reprises, jamais il ne se serait permis de faire quoi que se soit qui l’aurait mis en danger. Mais, ils avaient dû se battre pour sauver leur peuple, et la guerre composait de nombreux dangers. Que serait-il devenu s’il l’avait perdu ? Alors qu’elle avait risqué sa vie pour le ramener d’entre les morts.

Il allait être papa. Plus rien n’avait d’importance.

* * *

Ils devaient à présent repartir, leurs vies étaient en Terria, ils n’avaient plus le choix. Il s’était passé presque trois ans depuis la défaite du Baron, mais le trône restait vacant. Elle ne pouvait se permettre de le laisser vide aussi longtemps. Cette absence était beaucoup trop propice aux débordements. Son père l’avait prévenue, mais elle voulait que sa fille puisse vivre une vie normale avant d’être formée elle aussi comme future reine de la Roseraie.

Ils avaient accepté cependant de prendre la place qui leur revenait de droit et de remettre de l’ordre en Terria au moment même où ils s’étaient lancés dans cette guerre. Ils devaient maintenant en assumer les conséquences. La petite vivra donc dans le château familial et non dans leur appartement toulousain. Elle reviendrait surement pendant les vacances voir ses tantes. Mais sa vie serait à la Roseraie.

* * *

La vie à la Roseraie n’était pas faite pour elle, elle le savait. Petite, elle arrivait encore à se satisfaire des désirs de ses parents. Elle venait d’avoir seize ans, elle vivait dans un monde arriéré. Elle voulait vivre sa propre vie. Son grand-père lui avait d’ores et déjà promis une place au sein de son agence quelque peu particulière. Avec l’entraînement au combat qu’elle avait eu depuis sa plus tendre enfance, elle savait qu’elle était parfaitement capable de survivre au milieu d’hommes mêmes en temps que chasseuse. Comment appelait-il cela déjà ? Des « tueurs professionnels » ? Peu importait le terme. Du moment qu’elle connaissait les enjeux.

Elle en avait parfaitement conscience, le tout était de convaincre ses parents de la laisser partir. Elle n’était pas faite pour ce monde.

* * *

Elle renonça à ses titres et partit. Elle n’aurait désormais plus aucun contact avec ses parents, ils l’avaient renié. Il n’y avait plus rien qui la retenait. Après tout, ses parents étaient nés humains, elle l’était aussi. Bien plus qu’une Terriane. Dardhélia n’avait plus rien à lui offrir, sa magie n’était même pas liée à ce monde, mais à celui des humains. Elle était issue d’un métamorphe et d’une sorcière. Voilà ce qu’elle était. Ses parents étaient morts. Morts et enterrés. À partir d’aujourd’hui, elle serait une orpheline franco-irlandaise vivant à Paris. Ce qu’elle aurait toujours dû être. Elle était fière de ce qu’elle avait accompli ce soir.

Elle partit en direction du portail, sans même jeter un regard au royaume qui l’avait vu grandir. .

* * *

Laisser partir sa fille a été une des choses les plus dures qu’il lui ait été donné de faire au cours de sa vie. Mais elle était libre de faire ce qu’elle jugeait bon pour elle.

Ils renoncèrent à la garder en espérant qu’elle revienne d’elle-même. Mais dans sa colère, il la bannit et la renia. La jeune femme accueillit cela comme un coup de poignard, mais partit la tête haute. Il était fier d’elle. Elle ressemblait beaucoup à sa mère, belle, intelligente et forte. Il savait parfaitement qu’elle devait se faire son propre chemin, même s’il aurait préféré qu’elle accepte son destin, comme sa femme et lui avait dû le faire plus de vingt ans auparavant.

Ce soir là, quand seule dans leur chambre, sa femme s’écroula pour la première fois depuis qu’elle avait mis au monde son enfant chérie, il s’autorisa à verser quelques larmes en la consolant. Ils avaient perdu leur enfant unique, elle était partie pour ne jamais revenir.

Ils la confièrent aux mains de son grand-père en espérant que son espérance de vie soit plus élevée que la leur à son âge.

Ils espéraient qu’un jour, leur fille leur reviendrait. Pouvons-nous réellement les en blâmer ? »

Voilà voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Je vous fait des bisous !

Rose.

 © (Tous droits réservés)

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