Chroniques·Fantastique

[Chronique #18] Les Larmes Rouges, tome 3 – Quintessence

  • Auteur : Georgia Caldera
  • Edition : J’ai lu
  • Sortie le 25 Mars 2015, 634 pages, 14.50€
  • Thèmes : gothique, vampires, romance…
  • 4e de couverture : « La clé du pouvoir se cache dans le sang. »
    Alors que la relation d’Henri et Cornélia connaissait enfin une accalmie après les épreuves, l’arrivée surprise d’un fantôme du passé fait voler en éclats toutes leurs certitudes. Ces retrouvailles peuvent-elles être encore plus dangereuses que le Roi Sombre lui-même ?

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Mon avis : Bien voilà, le dernier tome, un délice ou une torture ? Je ne saurais le dire. J’ai adoré cette lecture à tel point que je ne saurais l’exprimer. Justement, c’est pour cela que ce tome a été une torture. J’ai dévoré chaque mot de ce tome, mais j’ai détesté devoir quitter les personnages, l’univers et la plume de l’auteure. (Bon, pour ces derniers points, j’ai trouvé la solution, Victorian Fantasy et l’art book, qu’il faut absolument que je me procure), Ainsi, malgré la tristesse de quitter les personnages, c’est avec un certain empressement que j’ai pris ce roman et que je l’ai lu jusqu’à la dernière ligne. Un peu lentement, certes, je me disais que plus longtemps je lirais le roman, plus je retarderais le moment où je dirais ce couple merveilleux qui m’a tant fait rêver. M’enfin… Voilà donc pour moi le moment de vous relater mon sentiment :

Pour la dernière fois, nous retrouvons Henri et Cornélia à l’orée de la grande bataille contre le roi sombre. Il est maintenant temps pour Cornélia de prendre la place qui lui revient de droit aux côtés d’Henri. Oui, mais c’était sans compter sur le retour de son ex-mari. Maxime risque de bousculer les plans de nos amoureux. Bien sûr, les pouvoirs de Cornélia n’y sont pas pour rien eux non plus. Plus ses pouvoirs augmentent, plus elle se met en danger. Un danger qui pourrait certes leur être d’un très grand secours dans leur quête, mais qui pourrait aussi précipiter sa fin… 

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On est repartit presque instantanément dans l’univers de la série sans réel moment de pause avec l’introduction d’un personnage auquel on s’attendait forcément : Maxime. Il y avait beaucoup de détails qui laissaient à prévoir qu’on le verrait dans le troisième tome, ce qui correspond parfaitement à la perturbation nécessaire à introduire dans le couple Cornélia/Henri alors qu’ils arrivaient enfin à faire fi de leurs rancœurs personnelles, afin de construire une relation plus stable et saine.

Ce tome final est riche en rebondissements comme on s’attend d’une conclusion de série. L’intrigue est rondement menée du début à la fin, l’auteure sait exactement où elle souhaite nous amener et on la suit avec plaisir. Dans ce tome, on oublie un peu le côté morbide du vampire, le côté un peu dérangeant pour voir des personnages presque humanisés, certes ils boivent encore du sang et dorment dans des cercueils, mais cela parait presque plus… normal. De mon point de vue, cela tient du fait que dans les tomes précédents, Cornélia découvrait les différentes facettes vampires, elle n’avait pas coutume de tout cela. Or, maintenant qu’elle est vampire à part entière, cela peut lui paraître naturel : elle a, elle-même besoin de tout cela. Ainsi, je ne pense pas que les personnages aient réellement été humanisés, mais plus que nous ayons été « vampirisés ». Sans cela, on peut ainsi réellement se concentrer sur l’intrigue en elle-même, sur les manèges de nos héros pour parvenir à leurs fins, sur les personnages en eux-mêmes aussi.

La chasse au Roi Sombre prend une bonne partie du tome, les découvertes de Cornélia liées à l’apparition de ses nouveaux pouvoirs vont la rendre aussi désirable que dangereuse. En effet, Henri sait parfaitement qu’il a besoin de Cornélia pour trouver Avoriel, mais comment la laisser prendre de tels risques alors qu’il ne supporte pas qu’elle se mette en danger ? Cependant l’alliance entre l’intelligence folle d’Henri et les Intuitions plutôt pertinentes de Cornélia les mèneront bien plus loin qu’ils n’auraient jamais pu l’imaginer. Le tout, c’est qu’Henri laisse tomber le côté paternaliste surprotecteur et qu’il laisse faire sa belle, qui elle, de son côté, ferait mieux de calmer son côté tête brûlée et d’entrevoir les conséquences de ses actes.

Pour cela, l’auteure nous place sur de nombreuses pistes, et introduit de nouveaux personnages plutôt pertinent comme le Taricheute et sa femme, ou encore l’Ancien Clan. Les éléments se mettent en place petit à petit pour nous laisser place à un final plutôt incroyable. Outre la bataille finale, certes un peu trop rapide à mon goût (mais ça c’est parce que j’adore les scènes de bagarres), c’est tout ce que nous découvrons sur Avoriel, sur la société vampirique, et même sur Henri qui rend ce tome incroyable.

sticker-arabesque-tete-de-litA l’instar du premier tome qui était centré sur Cornélia, du second sur Henri, ici c’est Avoriel/Avel qui devient le pilier de l’histoire. Grâce au pouvoir de Cornélia, nous plongeons, par l’intermédiaire du sang d’Henri, dans les souvenirs d’Avoriel. L’auteure mène parfaitement sa barque puisqu’on en vient presque à apprécié le personnage, non plutôt, à le prendre en pitié, il est fou de douleur, complètement désespéré, et le pire de tout, il aime réellement Henri. Oui, mais j’ai bien dit presque, parce que l’on se rappelle très vite, tout ce qu’il a fait subir à Cornélia, à sa famille, à Henri, aux vampires en général, et là, on a juste envie qu’il meurt dans d’atroces souffrances ! Et que ça dure, très très très longtemps !

Cornélia mûrit enfin dans ce tome. Dans Déliquescence, je mourais d’envie de lui donner des baffes, pour deux raisons : elle se comportait comme une adolescente pourrie gâtée et capricieuse (et je déteste ça) et parce qu’elle ne cessait de souffler le chaud et le froid sur sa relation avec Henri, incapable de prendre la moindre décision (et c’est presque sadique). Dans ce tome, on voit que ce n’est plus la même femme. Sa transformation totale l’a changé. Ses pouvoirs l’ont changé. Elle a foi en elle, foi en ce qu’elle ressent pour Henri, elle a foi en eux. Ça l’a rend très touchante. Mais dans un autre temps, elle est forte, elle le sait. Elle sait aussi qu’elle doit se sacrifier pour eux, quitte à faire souffrir Henri, si c’est le sacrifice à faire pour qu’il vive, alors elle le fera. Et c’est, je trouve, une des plus belles preuves d’amour de ce tome.

Henri… Alala Henri. Il y a beaucoup de choses à dire et si peu de place. C’est un personnage particulièrement complexe, et je ne sais pas si, encore maintenant, j’arriverai à trouver quelque chose de vraiment pertinent à dire. Il est froid, distant, calculateur et manipulateur. Il est aimant, tendre, impulsifs et si adorable avec elle. Après avoir appris qui il était durant sa vie de vampire, on apprend qui il est réellement, l’humain, et du point de vu d’Avoriel. On le voit aussi s’éloigner de Cornélia alors que paradoxalement ils sont plus proches que jamais, ce qui amène beaucoup de questions. Et pourtant, de quoi n’est-il pas capable pour voler au secours de sa belle ? Pour moi, c’est des personnages masculins les plus fascinants qu’il ait été donné de lire !

Je déplore un peu l’absence de Maxime dans le tome, il n’a été que peu présent à part pour mettre la zizanie entre Cornélia et Henri. Non en fait, je retire ce que j’ai dit, c’est tant mieux, il m’aurait vraiment agacé sinon (enfin, plus que ce n’était déjà le cas, s’entend). Par contre, j’aurai adoré que l’auteure développe plus les relations entre Cornélia et Lucia, Bertille et Séraphin, ce sont des personnages que j’ai beaucoup aimés mais que malheureusement je ne trouve pas assez développés !

sticker-arabesque-tete-de-litJe vais faire mon petit laïus habituel sur la plume de Georgia Caldera. Je pense qu’au bout de quatre chroniques, vous l’aurez compris, je suis une très grande fan de ses longues phrases alambiquées, datant presque parfois d’une autre époque. De son univers sombre et gothique. Des sentiments qu’elle parvient à nous transmettre par ces quelques mots couchés sur le papier. Pour moi, c’est le mélange parfait. Un style que l’on ne peut oublier.

sticker-arabesque-tete-de-litEn résumé : me voilà à la fin de ma chronique encore plus longue que les précédentes alors que, logiquement j’avais moins de choses à en dire. Tout cela pour dire que, outre mes larmes de tristesse lorsque j’ai fermé ce tome pour la dernière fois, triste de devoir quitter mes héros et leur dire adieu, j’ai lu cette série en un mois, j’ai dévoré les trois romans de 700 pages avec une avidité grandissante à chaque instant. Mon coup de cœur, je l’ai eu dès les premières lignes du premier tome, j’ai su de suite que j’avais dans les mains quelque chose dont je ne me remettrais pas facilement. Je suis vraiment heureuse de vous présenter cette série, heureuse de vous faire découvrir, si vous ne le connaissez pas encore, l’univers de Georgia Caldera. Les trois tomes figurent dans mon panthéon, en espérant que vous ferez de même. Je vous conseille de tout cœur cette série !


Ma note : 19/20


Les points positifs : la plume, l’univers et les personnages

Les points négatifs : ce tome si est un peu moins morbide c’est dommage. Mais c’est vraiment histoire de mettre quelque chose.

A vous, quelles sont vos impressions sur la série ? L’auteure ?

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3 commentaires sur “[Chronique #18] Les Larmes Rouges, tome 3 – Quintessence

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