[Expo #5] Splendeur et Misère au musée d’Orsay

Coucou tout le monde.

Aujourd’hui, c’est pour un petit article exposition que l’on se retrouve. Je suis allée au musée d’Orsay samedi dernier afin d’aller voir la fameuse exposition sur les images de la prostitution de 1850 à 1910. Je vous avais déjà parlé précédemment, j’avais vraiment envie d’aller voir cette exposition, dont le sujet mais surtout les œuvres présentées, dont l’une de mes préférées à savoir l‘Olympia de Manet. J’ai profité d’un de mes rares temps libre pour faire l’exposition. J’en garde un souvenir quelque peu mitigé : je m’explique, les œuvres étaient particulièrement belles, mais ce plaisir a été malheureusement gâché par la population. Entre gloussements, jugements et choc, j’en ai eu pour tous les goûts…

Olympia, Manet, 1863, musée d’Orsay, Paris

Présentation du musée :

Première grande manifestation consacrée au thème de la prostitution, cette exposition tente de retracer la façon dont les artistes français et étrangers, fascinés par les acteurs et les lieux de ce fait social, n’ont cessé de rechercher de nouveaux moyens picturaux pour en représenter réalités et fantasmes.

De L’Olympia de Manet à L’Absinthe de Degas, des incursions dans les maisons closes de Toulouse-Lautrec et Munch aux figures audacieuses de Vlaminck, Van Dongen ou Picasso, l’exposition s’attache à montrer la place centrale occupée par ce monde interlope dans le développement de la peinture moderne. Le phénomène est également appréhendé dans ses dimensions sociales et culturelles à travers la peinture de Salon, la sculpture, les arts décoratifs et la photographie. Un riche matériau documentaire permet enfin d’évoquer le statut ambivalent des prostituées, de la splendeur des demi-mondaines à la misère des « pierreuses ».

Le musée vous informe que certaines des oeuvres présentées dans l’exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs (et tout particulièrement du jeune public).

Ballet, dit aussi L’étoile, Degas, 1876, musée d’Orsay, Paris

C’est avec un sujet bien polémique que se met en place cette exposition, à notre époque où la prostitution est vue comme un fléau et comme une honte nationale, on arrive dans une époque différente où la prostitution est acceptée et réglementée, mais aussi clandestine. Elle était considérée comme un « mal nécessaire afin de combler la brutalité de la passion de l’homme ». Des filles recensées et étant soumises à des examens médicaux fréquents afin d’éviter la propagation de maladie vénériennes. Mais aussi celles soumises aux dures lois de la rue. Rappelons qu’à une certaine époque un homme n’était pas considéré comme un homme tant qu’il n’avait pas attrapé la syphilis : traduisons, tant qu’il n’était pas aller faire un petit tour chez une « belle de nuit ». Un sujet qui inspire les artistes de l’époque : de la littérature à la peinture, en passant par la photographie. Peut-on y voir aussi une vision de la condition féminine de l’époque ? Il se pourrait bien.

La Perle et la Vague, Paul Baudry, 1862, musée du Prado, Madrid

Lorsque l’on pénètre dans l’exposition, on ressent presque instinctivement un malaise, un sentiment tout à fait normal dans la mesure où l’exposition est mise en place de façon à faire du spectateur un client potentiel. Entre les murs et les sols d’un rouge profond, les regards pénétrants des filles et femmes représentées dans les tableaux qui nous scrutent attendant que l’on s’approche d’elle, où ceux posés sur les hommes présents à leur côté, nous allons naviguer dans 15 salles où cinq visions de la prostitution vont nous être proposée. Entre filles bafouées obligées de faire cela pour se nourrir et femmes fortes de leur indépendance.

Rolla, Gervex, 1878, musée des Beaux-Arts, Bordeaux

Paris devient alors un lieu de perdition et de plaisir assumé. Entre cabaret, maisons closes et photographies rien n’est interdis. En art, elles vont fasciner les artistes, elles deviendront un sujet d’étude que l’on peut facilement approcher. Les courtisanes vont régler sur Paris non sans une certaine fierté. De Toulouse-Lautrec à Degas et Manet, en passant par Picasso. On entre dans une époque torturée, où les artistes nous montrent leur modèle non sans une certaine empathie et un certain naturalisme qui nous montre une réalité que l’on aurait peut-être voulu ne pas connaître.

L’Attente, Jean Béraud, 1885, musée d’Orsay, Paris

Cette exposition est une succession de peintures, clichés, films, livres et parfois même accessoires qui nous retracent une époque trouble.

En résumé : une exposition riches d’une collection d’œuvres impressionnantes, et que je referai volontiers un jour où il n’y aura pas autant de monde (car malheureusement, se sont les personnes présentes qui gâchent le plaisir de cette exposition, ils font d’un sujet sérieux un motif à rigolade et je ne trouve pas cela très respectueux. Après je suis peut-être un peu trop conservatrice à ce niveau-là qui sait ?). Un vrai plaisir quand même !

Infos pratiques : L’exposition se tient du 22 septembre au 17 janvier 2016. De 9h30 à 18h et jusqu’à 21h30 le jeudi.

Tarifs : 8.50€ et gratuit pour les moins de 26 ans.

N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de l’exposition

Des bisous.

Femme Piquée par un Serpent, Auguste Clésinger, 1847, marbre, musée d’Orsay, Paris

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2 réflexions sur “[Expo #5] Splendeur et Misère au musée d’Orsay

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