Ciné·Lifestyle

[Ciné #13] Crimson Peak

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Salut, salut !

Vous ai-je déjà parlé de ma passion pour Tom Hiddleston ? Non ? Vraiment ? Et pourtant, j’adore cet acteur vraiment ! Du coup, quand est sorti Crimson Peak au cinéma il y a quelques mois, je voulais absolument aller le voir. Mais, il y a un problème. J’ai une sainte horreur des films d’épouvante. Ca me fiche une trouille de tous les Diables, et je suis traumatisée pendant des semaines après ça. Véridique ! La dernière fois, j’ai regardé Mama. Cruelle erreur, deux mois plus tard, je ne supportais toujours pas d’être dans le noir, et depuis je ne peux plus voir un papillon de nuit. J’ai donc dû attendre le moment propice pour le voir, à savoir, avec une copine capable de dédramatiser la situation et de me faire rire ! Et ça a marché, la preuve, j’ai adoré. En même temps, Guillermo del Toro… Un génie cet homme !

De : Guillermo del Toro
Avec : Mia Wasikowska , Tom Hiddleston, Jessica Chastain…
Genres : Epouvante-horreur, Drame, Romance
Nationalité : Américain
Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ». Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse « imagination », Edith est tiraillée entre deux prétendants: son ami d’enfance et le docteur Alan McMichael.

Mon avis : il y a beaucoup de choses que j’adore dans la littérature et le gothique en fait partie. Elle renferme en son sein tout ce qui fait, pour moi un roman parfaitement orchestré : de l’amour, une pointe d’horreur et surtout une très grande dose de poésie. Je le préfère d’ailleurs sous forme de livres car, je laisse faire mon imagination, or, les films nous impose ses images et surtout la musique. J’ai du faire une exception pour Crimson Peak, le trio d’acteurs autant que l’univers m’a attiré dès que j’ai vu la bande-d’annonce.

Edith est une jeune femme écrivain à la recherche d’un éditeur qui voit les fantômes depuis la mort de sa mère. Quand un baron anglais arrive dans la société de son père, dans le but de rechercher des fonds pour construire une machine permettant de récolter l’argile dans les carrières qu’il exploite, elle se retrouve en première ligne d’une machination huilée à la perfection depuis des années. Elle tombe tout de suite sous le charme de ce mystérieux baronnet alors que son ami d’enfance le Dr McMichael essaie de la séduire. Une fois mariée au bel anglais, il l’emmène dans son manoir en Angleterre dans lequel il vit avec sa soeur.  S’en suit, une tombée en enfer, mêlant fantômes, mystères et secrets les plus sombres qu’Edith devra percés si elle veut pouvoir sortir un jour, vivante, de Crimson Peak… 

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« Ce n’est pas une histoire de fantômes, c’est une histoire avec des fantômes ». Nous étions mis immédiatement au courant de la condition des fantômes dans ce film. Malgré leurs apparitions et leurs formes parfois effrayantes, ils ne sont pas les méchants de cette histoire, il faut chercher plus loin, vers l’Homme.

Fort d’une époque victorienne américaine, nos personnages évoluent dans un univers parfaitement reconstitué. Les décors sont somptueux, réalistes et nous plongent directement dans ce monde si particulier. Si on remarque les décors, on constate aussi qu’ils le sont grâce à des jeux de couleurs (notamment dans la dualité entre le rouge et le blanc) mais aussi de lumière et de cadrage qui mettent le valeur le côté sombre de l’intrigue. Un univers parfait pour la naissance d’une idylle entre nos personnages, un couple tout aussi dissocié entre la lumière qu’est Edith et le sombre lord anglais.

On remarque deux parties dans le film, la première avec le début de l’histoire d’amour aux USA où l’on avance dans le faste de la haute bourgeoisie toute brillante et rutilante et de l’autre l’arrivée en Angleterre, où tout devient plus sombre et plus mystérieux. La belle idylle se transforme rapidement en une course contre la mort, où les indices sont éparpillés çà et là avec beaucoup de justesse. On se plait d’ailleurs à essayer de trouver des réponses à nos multiples questions (qui malheureusement parfois n’en trouve pas) et à échafauder des plans pour comprendre le mystère de Crimson Peak. D’ailleurs, le Manoir est une entité à lui tout seul, à mesure qu’il révèle son histoire, on assiste à un retournement dans l’intrigue.

Guillermo del Toro est un cinéaste de génie. Son univers tout bonnement incroyable le rapproche de beaucoup (pour ma part) de ce que l’on peut voir chez Tim Burton. Ce film se classe dans les réalisations les plus complètes que j’ai pu voir jusqu’à maintenant. Malgré, quelques petites erreurs dans le scénario qui peut parfois oublier de donner certaines réponses qui pourraient être importantes ou encore l’utilisation de stratagèmes quelque peu faciles dans certaines scènes. Et le tout, agrémenté d’une bande son parfaitement mettant parfaitement en valeur les scènes, signée Alejandra Velasquez.

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Outre une réalisation incroyable, le film se démarque par trio d’acteurs dont le jeu s’accorde parfaitement avec le thème.

Tom Hiddleston donne beaucoup de corps à son rôle. Il faut dire que jouer un dandy anglais lui sied parfaitement. On a presque l’impression que le rôle a été taillé pour lui, ses expressions sont parfaites, on sent naître en lui une affection pour Edith qui va aller au delà du jeu. Il se fait discret cependant, j’aurai peut-être apprécié qu’il se dévoile un peu plus.

Mia Wasikowska, incarne parfaitement la candeur de la jeunesse, l’américain catapultée dans un monde qu’elle ne maîtrise pas et pour, elle semble essayer de prendre les choses en main comme le veut sa condition de maîtresse de maison.

Jessica Chastain est tout bonnement incroyable. Elle semble tout a fait à son aise dans cet univers sombre et sanglant sur lequel elle règne d’une main de fer. Elle donne beaucoup de rondeur au couple et apporte la touche de folie qu’il manquait à cet univers. En gros, ce trio à tout pour nous plaire, et se complète parfaitement.

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En résumé : un film incroyable qui rend un très bel hommage au cinéma gothique anglais mêlant horreur, amour et poésie. Un monde parfaitement construit et orchestré d’une main de maître qui nous mène vers une vérité et des révélations que l’on aurait peut-être préféré ne pas connaître. Tout comme l’argile rouge se reflétant comme autant de traînées de sang sur la neige immaculée, le domaine lève le voile sur le mystère de Crimson Peak et avec lui sur son histoire… avec des fantômes.


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Et vous, qu’en avez-vous pensé ? 

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2 commentaires sur “[Ciné #13] Crimson Peak

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