[Expo #10] Le Douanier Rousseau au musée D’Orsay

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Coucou !

Il y a quelques temps s’ouvrait l’exposition Le Douanier Rousseau au musée d’Orsay, la nocturne et le concert ethnique à attirer beaucoup de monde. À vrai dire, nous y sommes allées très tôt, mais quand nous sommes sorties, il y avait une foule incroyable, même sur la file réservée aux personnes à accès prioritaire. Bon, une fois de plus, je dois dire que ce n’est pas vraiment mon style de prédilection, j’y suis allée pour faire plaisir à une amie, mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas apprécié l’exposition à sa juste valeur. Dans un premier temps, ça m’a permis de découvrir un artiste que je ne connaissais pas, et ensuite, j’ai vraiment profité de cette journée, le concert était exceptionnel !

D’après le musée d’Orsay :

Peintre éminemment singulier, Henri Rousseau est un cas unique dans l’histoire de l’art européen. Son œuvre s’inscrit pourtant dans son temps, au tournant du XXe siècle : en confrontant sa peinture à quelques-unes de ses sources d’inspiration, qui comptent l’académisme comme la nouvelle peinture, et aux œuvres des artistes d’avant-garde l’ayant intronisé comme père de la modernité, Le Douanier Rousseau.
L’innocence archaïque se veut une mise en lumière critique de son art autour d’une réflexion sur la notion d’archaïsme.
L’archaïsme est ainsi le fil conducteur entre les œuvres de cette exposition, présentée une première fois au Palazzo Ducale de Venise en 2015, avant de rejoindre les salles du musée d’Orsay au printemps prochain.
Les chefs-d’œuvre d’Henri Rousseau des collections des musées d’Orsay et de l’Orangerie (de La Charmeuse de Serpents à La Noce) seront confrontés aux toiles prêtées par les plus prestigieuses institutions internationales. Des œuvres de Seurat, Delaunay, Kandinsky ou Picasso, mais aussi d’artistes méconnus permettront d’évoquer la richesse des liens qui se tissent autour du Douanier Rousseau, creuset d’une voie originale dans l’exploration de la modernité.

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Mon avis : J’écris cette chronique avec presque deux mois de retard, j’en suis désolée. Je ne garde pas un très grand souvenir de cette exposition. Outre le fait que je sois allée la faire il y a plusieurs mois, j’ai aussi beaucoup de mal avec l’art de cette époque. Non, ce n’est pas réellement cela. Il faut rappeler avant tout cela, que le XIXe siècle artistique français est une succession de nombreux courants, tous inspirés les uns des autres et donc les apports vont marquer le début de la modernité. Henri Rousseau s’illustre dans un art postimpressionniste ou dans l’art naïf. Le premier étant un ensemble de courants artistiques qui, durant la période allant approximativement de 1885 à 1905, diverge de l’impressionnisme ou s’oppose à lui (néo-impressionnisme, synthétisme, symbolisme, nabis…) et le second dont ses principales caractéristiques plastiques consistent en un style pictural figuratif ne respectant pas — volontairement ou non — les règles de la perspective sur les dimensions, l’intensité de la couleur et la précision du dessin. Le résultat, sur le plan graphique, évoque un univers d’enfant, d’où l’utilisation du terme « naïf ».

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Le Rêve, 1910

Qui est Henri Rousseau, dit le Douanier

Il s’agit d’un peintre autodidacte français, qui a produit un grand nombre de toiles, notamment des peintures représentant des jungles. Ses toiles, montrent une technique très élaborée, mais sont style très enfantin lui ont valu beaucoup de critiques de la part des autres peintres. On lui reprochait ses portraits de face de personnages figés, son manque de perspective, ses couleurs vives, sa naïveté et sa maladresse. Après sa participation à de nombreux Salons des Indépendants, il commence à avoir des admirateurs vers 1891. Aujourd’hui, son travail est considéré comme crucial pour l’art naïf et il a influencé de nombreux artistes, notamment des surréalistes. Dans un certain sens, son travail ressemble pour beaucoup à des primitifs italiens qui donnent une dimension aux objets selon leurs valeurs émotionnelles. Il va faire beaucoup de paysages, de jungles et de portrait paysagers. Il sera plus tard encensé pour sa capacité d’invention, son don pour les couleurs et son talent de dessinateur si particulier.

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Moi-même, Portrait-paysage, 1889-1890

 

L’exposition

Elle retrace une très grande partie de l’œuvre d’Henri Rousseau. Le parcours est temporel et thématique. On se retrouve dans des salles qui traitent chacun d’un aspect particulier de l’œuvre d’Henri Rousseau. On a donc 10 salles :

  • Le portrait-paysage : des portraits à l’aspect naïf sur un fond de paysages ouvragés
  • L’innocence archaïque : mise en avant des portraits de groupes aux représentations insolites
  • Les femmes monuments : les femmes sont représentées de manière monumentale, en pieds, sombre (proche des portraits flamands du XVIIe siècle)
  • Enfance cruelle : une représentation de l’enfance très mélancolique
  • Les natures mortes et paysages : un dessin toujours aussi simplifié.
  • La guerre 
  • Les scènes de jungles : surement les représentations pour lesquelles est il le plus connu. Un amoncellement de nature sauvage, presque angoissante ou plus en communion avec l’homme
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Surpris!, 1891

Bien, qu’étant considéré comme l’un des plus grands de l’art naïf, il est entouré d’artistes importants du XXe tels que Seurat, Delaunay, Kandinsky ou Picasso ! 

Une muséologie est faite en sorte que l’on remarque cette avancée dans l’art de l’artiste, on passe de la simplicité apparente du dessin qui lui donne sa caractéristique naïve à un art bien plus fort et imposant. Cette rétrospective, alliée à la musique qu’il y avait le jour de la nocturne et l’installation de hamac nous plongeait véritablement dans cet univers particulier.

Les œuvres quant à elles étaient parfaitement mises en valeur, chaque salle possédant son thème spécifique et une lumière vive permettant de bien mieux apprécier la qualité des œuvres.

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En résumé : Le Douanier Rousseau est un artiste particulièrement important pour son siècle dont l’art a influencé de nombreux artistes du début du XXe siècle. Certes, ce n’est pas un art qui m’intéresse particulièrement, mais je suis admirative de cet homme entièrement autodidacte, qui a réussi à créer un univers artistique novateur et moderne.

Infos Pratiques : 
22 mars — 17 juillet 2016, de 9 h 30 à 18 h et jusqu’à 21 h 30 le jeudi.
Plein tarif : 12 €, tarif réduit 9 € et gratuit pour les moins de 26 ans

Il est donc encore largement le temps d’en profiter !

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