[Ciné/Séries #16] Alice De L’autre Côté du Miroir

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Coucou tout le monde,

Aujourd’hui, on va parler cinéma. Je suis rentrée chez mes parents il y a quelques jours et j’en ai profité pour voir des personnes que je n’avais pas vues depuis longtemps, et surtout celle que je considère comme ma petite sœur de cœur. Pour la petite histoire, ma maman est assistante maternelle, le mot savant pour dire nourrice, et elle a gardé alors que j’étais encore toute gamine, une famille incroyable. Une famille que je considère comme une extension de la mienne. Tout naturellement, j’ai accepté le cinéma que l’on me proposait, et je suis allée voir Alice. Alors, il faut tout d’abord savoir que je n’ai pas vu le premier opus de Tim Burton, je dois être l’une des seules, je le sais. Du coup, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’avais vu quelques extraits, donc j’étais au fait de l’univers (d’autant plus que j’adore Tim Burton), mais rien de plus concret. Pour être concise : c’est un très beau film, un univers incroyable, mais un scénario plat, où, je n’ai pas peur de le dire, je me suis ennuyée.

Date de sortie : 1er juin 2016 (1 h 50 min)
De : James Bobin (& Tim Burton)
Avec : Mia Wasikowska, Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway …
Genres : Fantastique, Comédie, aventure…
Nationalité : Américain

Mon avis : j’adore Tim Burton. Son univers, son génie, sa créativité. Ce qu’il crée m’incite à rêver, à voyager. Alice respire cet univers particulier que l’on retrouve chez un Burton, vous me direz, ce n’est pas lui le réalisateur du film, certes, mais il reste présent dans la production et l’on voit très clairement sa patte dans le film. On se retrouve donc avec un Disney, une très belle réalisation technique, mais qui reste plate lorsque l’on regarde au-delà de l’écran vert.

Alice a muri. Maintenant capitaine du navire de son père, elle se bat pour que le nom de sa famille ne tombe pas dans l’oubli. Lorsqu’elle se rend compte que sa mère a vendu les parts de la société de son père à son ancien fiancé et qu’elle est sur le point de tout perdre, elle se bat pour récupérer ce qui lui vient de droit. C’est à ce moment-là qu’elle se retrouve propulsée dans le Pays des Merveilles par le biais d’un miroir, juste à temps pour essayer de sauver le Chapelier de sa folie. Il pense que sa famille est toujours en vie. Et pour comprendre ce qui leur est arrivé, Alice se lance à corps perdu dans une course contre le Temps et la Reine de Coeur afin d’élucider ce mystère. 

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Un univers qui ne dissipe pas le manque d’intérêt du scénarioAlice de l’autre côté du miroir : les affiches personnages

L’univers de ce film est tout bonnement incroyable. Plein de couleur, de surprises, de magie, tout à fait l’image que l’on peut se faire du Pays des Merveilles. On reconnait bien donc le monde de départ, créé par l’esprit loufoque de Tim Burton, malgré le changement de réalisateur. Là où l’on avait (selon les différents avis que j’ai pu recueillir), une pâle copie de l’univers de Lewis Caroll, ici l’on s’éloigne complètement de l’origine d’Alice au Pays des Merveilles pour un film créé de toute pièce. Si l’on retrouve les personnages de base, ils ne sont plus aussi importants. Leur présence est sacrifiée face à la quête d’Alice.

Une quête d’ailleurs bien plate. On plonge dans l’envers du décor, dans le passé des personnages. D’ailleurs, on ne peut que remarquer les ressemblances entre passer de l’autre côté du miroir et voir la vérité derrière le masque. On remarque donc, non seulement la dualité qui est mise en avant entre le réel et l’imaginaire, mais aussi les valeurs toutes « disneyesque », comme celles de l’importance de la famille portée tant par Alice que par le Chapelier, mais aussi une pointe bien heureuse de féminisme, où l’on montre que les femmes aussi peuvent faire leur choix et les assumer.

On se plonge dans l’histoire de la rivalité entre la Reine Blanche et la Reine Rouge, une histoire de tartelettes, de chapeau et surtout d’une jeune femme en quête d’amour, on en apprend un peu sur l’histoire de chapelier, un petit garçon qui cherche l’approbation de son père.

Et pourtant, malgré toutes ses belles promesses, il n’y a pas de liant, pas de piquant. Beaucoup de belles choses sont proposées, mais elles n’ont pas su être exploitées de manière efficiente, notamment quand Alice parvient à échapper au Temps en passant par un miroir. J’espérais peut-être l’univers un peu plus sombre que nous avait promis la bande d’annonces, un vrai combat contre le Temps qui n’est jamais vraiment venu. En gros, quelque chose de plus « Burtonesque ». Malgré ce scénario plat, le film est très rythmé, il y a beaucoup d’action, de très belles images de synthèses (peut-être un peu trop d’ailleurs) et une petite touche d’humour des plus agréables.

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Un casting qui reste pour autant à la hauteur

Malgré le sacrifice des personnages principaux du Pays des Merveilles afin de laisser la place à Alice pour sa quête, il faut quand même mettre en avant les performances impressionnantes des acteurs dans leurs rôles.

arton32488Je parlerai en tout premier lieu de Johnny Depp, parce que pour moi, il n’y aurait pas d’intérêt dans ce film si Johnny Depp n’interprétait pas le Chapelier Fou. Et d’ailleurs, son interprétation est tout bonnement incroyable, tout en élégance et en justesse. Cet homme est fait pour des rôles excentriques, c’est là que tout son potentiel explose. C’est un caméléon, un acteur de génie, qui donne ses lettres de noblesse au Chapelier.

alice_persos_blue_fr_rvb-1Mia Wasikowska est Alice. C’est une actrice que j’ai découverte dans Crimson Peak, je trouve ses interprétations toujours très justes, pour des rôles, somme toute semblables, mais qui lui vont comme un gant. Alice est beaucoup moins naïve, elle mûrit tout comme l’actrice vieillit. Elle incarne pour moi, la douceur et la détermination que représente le personnage d’Alice, qui rend possible l’impossible.

alice_persos_blue_fr_rvb-4Helena Bonham Carter est juste parfaite dans le rôle de la Reine Rouge. C’est une actrice incroyable à la base, ex-femme de Tim Burton, elle était une valeur sûre dans ses films. J’admire son talent, son interprétation talentueuse de la Reine Rouge, capricieuse, triste et solitaire. Son interprétation est vraiment impressionnante.

383727Que dire de Sacha Baron Cohen qui joue le rôle du Temps ? Un personnage qui, tout comme la Reine Rouge, l’on adore détester. L’acteur connu pour ses rôles complètement loufoque et décalé devient presque sérieux dans ce rôle. Et même « sérieux », il est talentueux, bien loin de ses classiques.

arabesque En résumé

Si la réalisation technique est incroyable, il n’en reste pas moins que le scénario manque cruellement de piquant. On aurait peut-être espéré un film plus sombre, moins Disney. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un très bon divertissement, qui traite avec beaucoup de classe de la place des femmes dans la société et de celle du rêve, de la réalité et des faux semblants. Un bel univers qui mérite d’être découvert.


bonne lecture


Les + : 

  • L’univers
  • Les décors
  • Les acteurs
  • Les valeurs

Les — : 

  • Un scénario plat
  • Manque de piquant

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