Ecriture : correction et mise en page

img_20160610_125541.jpg

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, nous allons parler d’une chose bien compliquée à faire, la relecture.

J’ai terminé l’écriture de mon roman il y a quelques semaines et maintenant vient l’étape cruciale ! J’ai laissé deux petites semaines pour oublier un peu l’écriture, je peux me plonger maintenant corps et âme dans ce monstre !

Il faut dire ce qui est, relire un roman n’est pas une chose facile, il y a tellement de choses à voir en même temps, comment savoir, comment choisir, que faire pour que cette première relecture soit efficiente ? Je ne pense pas qu’il y ait de recette miracle, chacun à sa technique.

En ce qui me concerne, j’essaie de faire cela de manière chronologique, et je vais partager avec vous mes petits trucs. Je sais d’avance que c’est loin d’être parfait, qu’il y aurait beaucoup de choses à revoir, mais j’espère que je pourrais en aiguiller quelques-uns dans cette grande aventure !

  1. Dans un premier temps, une première correction orthographique.

Bon, on ne peut pas le nier, les corrections orthographiques sont vraiment très importantes, un roman bourré de faute n’est pas l’idéal ! Pour ce faire, j’utilise le correcteur Antidote 8. Je me sers des différentes fonctionnalités notamment pour les erreurs de temps ou les répétitions, ce genre de choses ! Je corrige dans cette première étape les fautes de base, les plus simples, je corrige certaines formulations de phrases hasardeuses ou un peu trop familières. Après cela, j’imprime le roman en format papier pour la correction de l’histoire.

2. Remettre en place la situation initiale, les personnages et les éléments inhérents à l’histoire.

Parce qu’il est inutile de relire un roman si nous n’avons pas en tête les éléments principaux du roman (surtout lorsque le début du roman a été écrit trois ans au paravent). J’utilise donc un carnet dans lequel je fais un récapitulatif de l’histoire, des personnages dans un premier temps dans les grandes lignes puis plus particulièrement. Je reprends aussi l’histoire dans ses grandes lignes (je fais au fur et à mesure de l’écriture du roman, un plan avec les différentes scènes que j’écris dans chaque chapitre), ce qui me permet de savoir si je dois rajouter des scènes, en supprimer d’autres. J’organise donc les éléments les plus importants, ceux que je veux absolument garder.

3. Pallier certains manquements.

Parfois, on se rend compte qu’il manque certains éléments importants qui nous permettent vraiment entrer dans l’histoire. Des choses toutes bêtes comme une situation géographique, changer un prénom, certaines tournures de phrases, une description. Tous ces petits détails qui rendent l’histoire plus réelle, plus concrète.

4. La relecture et les corrections sur l’histoire.

Voilà ma hantise. Si je me débrouille plutôt bien sur les premières étapes, celle-ci reste pour moi la plus compliquée, pour une raison toute simple, j’ai une fâcheuse tendance à tout supprimer et tout réécrire. Mon côté perfectionniste et éternelle insatisfaite ne se manifeste jamais autant que pendant la phase de relecture. Bon, pour ma part, je savais pertinemment que mes premiers chapitres étaient à revoir entièrement, ayant été écrit il y a trois ans, ils ne correspondaient plus du tout, d’une part à ma manière d’écrire et d’autre part à ce que je voulais faire de mon histoire et des personnages. C’est aussi à ce moment-là que je décide de supprimer ou de réécrire des scènes suivant les besoins de l’histoire et leur pertinence.

5. Réécriture et Bêta Lecture

Une fois cette très longue étape terminée, je réécris tout sur traitement de texte. Généralement, je fais de nouveau quelques petits changements, un nouveau tour par Antidote et je l’envoie à ma bêta lectrice.

6. Mise en page

Dernière étape et pas des moindres. Mon but pour ce roman est de l’envoyer en maison d’édition. La plupart des maisons d’édition possèdent leurs chartes dans lesquelles sont explicitées leurs exigences, de plus en plus, ils nous demandent de les envoyer en format dématérialisé, la mise en page est donc beaucoup plus simple. En général, comptez sur une police d’écriture standard type « Time New Roman », en taille 12, des marges entre 1.5 et 2 et un interligne entre 1.5 et 2. Il faut que vous laissiez de la place pour les corrections. Laissez tomber les fioritures, ça ne dénote en aucun cas d’une maturité d’écriture, généralement, ce n’est pas ce que les éditeurs préfèrent.

Petits rappels d’ordre général : 

On parle de roman à partir de 40 000 mots.

1 page = 250 mots
100 pages = 25 000 mots
200 pages = 50 000 mots
300 pages = 75 000 mots
400 pages = 100 000 mots
500 pages = 125 000 mots

La plupart des romans de fiction pour adultes font entre 80 000 et 110 000 mots.
En fantasy c’est un peu plus, entre 90 000 et 125 000, la mise en place de l’univers est toujours plus longue.
Pour un policier/thriller entre 80 et 90 000 mots.
Pour la jeunesse, c’est un peu moins entre 55 et 70 000 mots.

Voilà voilà, c’est tout pour moi, n’hésitez pas à partager avec moi vos techniques de relecture !

Publicités

3 réflexions sur “Ecriture : correction et mise en page

  1. Pingback: Bilan #11 : Juin 2016 | Les secrets de Rose

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s