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[Ciné #25] Thor : Ragnarok

Bonjour, bonjour !

Dites-moi : qui est le plus fort de tous les Avengers ?

Que voilà une question à laquelle nos héros préférés auraient bien aimé pouvoir répondre dans ce nouvel opus. L’interrogation est omniprésente : est-ce Hulk ou Thor ? Personnellement, ma préférence est tout autre : team Loki for ever (pour moult raisons, dont le simple fait qu’il soit joué par Tom Hiddleston). Oui, bon, je n’ai pas été très originale et je suis allée voir, le jour de sa sortie qui plus est, le nouveau Thor. Un film qui fait très fort et qui nous met bien en jambe pour Infinity War, dans toutes salles obscures le 25 avril prochain ! J’ai bavé sur la BA durant plusieurs semaines, et je dois avouer qu’ils ont parfaitement réussi leur communication parce que je n’avais qu’une hâte, c’était que le film sorte, alors qu’habituellement, j’attends de pouvoir les regarder en streaming tranquillement chez moi.

Synopsis 

Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök — la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

Date de sortie : 25 octobre 2017
Format : 2 h 11 min
Réalisateur : Taika Waititi
Scénariste : Eric Pearson
Acteurs : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Cate Blanchett, Mark Ruffalo, Benedict Cumberbatch, Tessa Thompson, Idris Elba, Karl Urban
Genres : Action, Fantastique, Aventure, Science fiction
Nationalité : Américain
BO : Mark Mothersbaugh
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Un nouveau Marvel apporte son lot de nouveautés ! Celui-ci ne fait pas exception. On a le plaisir de retrouver les anciens personnages dont les relations se construisent de plus en plus et de nouveau qui redonne un peu de dynamisme aux vieilles compositions.

L’humour qui casse volontiers le côté héroïque 

Cet opus brise avec le sérieux qui a marqué les deux précédents. Ici, le côté « héros » porté par le personnage de Thor, toujours si sérieux dans sa quête de paix et d’absolution est contrebalancé par un humour décapant qui l’humanise et le rend moins parfait (sauf dans nos coeurs bien sûr). On vogue sur la voie apportée par l’humour loufoque des Gardiens de la Galaxie, avec des situations cocasses, drôles, des vannes en tout genre qui fonctionnent plus ou moins, des petites allusions, des sous-entendus et une bonne dose d’autodérision. Bref, tout pour que l’on puisse rire. J’ai adoré cette dose d’humour, car c’est un style qui correspond parfaitement à ce genre de films, ça rend justice au style de comics. Honnêtement, sans cela, beaucoup de spectateurs se seraient surement lassés. C’est une bonne manière de tenir les fans en haleine, face à une licence qui tire en longueur.

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Des images pleines de couleurs 

Aujourd’hui, il est difficile de ne pas tomber en pâmoison devant la qualité des réalisations des images de synthèses. Je ne suis pas allée voir le film en 3D, car malheureusement, je ne la supporte pas, mais la version 2D a largement suffi pour satisfaire mon besoin de sensations. En clair, le film nous en met plein les yeux. Encore une fois, je vais le rapprocher des GG2 et de Doctor Strange, puisque sont les opus qui nous offrent ces mondes particulièrement colorés.  
Bon, quelques petites erreurs dues à la mauvaise gestion du fond vert sont à déplorer, mais pour le reste, on se régale. Les scènes de combat sont toujours aussi bien gérées, les personnages de plus en plus approfondis et on se plait à suivre leurs aventures, qui les mènent invariablement vers Infinity War

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Beaucoup de références à l’univers Marvel en général

Quand un studio se lance dans une réalisation aussi vaste que celle des Avengers, il vaut mieux que le film conducteur soit très clair dès le départ. Si on a de la chance qu’aucun des acteurs jouant mes personnages principaux ne se soit fait la malle entre deux films, il faut cependant que le spectateur lambda parvienne à suivre. Je n’ai pas vu tous les films, il m’en manque même pas mal et malgré ça, il n’est pas très compliqué de comprendre l’évolution des personnages.
Chacun des leaders à eux le droit à sa trilogie : Iron Man, Captain America, Thor, bientôt Doctor Strange et bien sûr Avengers, et tous finissent pas s’entremêler afin que l’on puisse comprendre le cheminement, ce qui est plutôt une bonne chose. Personnellement, je n’ai vu aucun des Captain America, je n’ai pas non plus vu Ant-Man ou Spiderman, j’ai vu les Gardiens de la Galaxie très en retard, et pourtant, tout m’a semblé particulièrement simple à comprendre, donc c’est un très bon point.

Pour le reste, on retrouve beaucoup de références aux autres films dans celui-ci, petite punchlines, flash-back. Cela nous place très clairement dans la lignée des autres, et prépare pour le suivant !

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Il y a du mal de fait au niveau de la mythologie 

Bon… Marvel s’est permis quelques petites facilités au niveau de la mythologie nordique. Rien de bien méchant, et après tout c’est leur droit de réinterpréter ces vieilles légendes à leur manière pour les films, mais remettons un peu d’ordre dans tout ça.

Loki : il n’est en rien le fils, même adoptif, d’Odin. Il est le fils de deux géants Farbauti et Laufey (géant de glace que l’on peut apparenter à une déesse). Et contrairement à ce qui est dit, ce n’est pas Odin qui est père d’Hela ou de Fenrir le loup géant, mais bien Loki (entre autres rejetons monstrueux). Très clairement, Loki, c’est un peu la personnification nordique de Lucifer. Et c’est surement pour cela que je l’aime autant. Il est le dieu de la discorde et celui que l’on appelle pour régler les problèmes, paradoxal non ?

Asgard : n’est pas une planète, mais une sorte de grande ville, centre du pouvoir des Ases (divinités primordiales nordiques réunies autour de la figure d’Odin), située au centre du monde. Ainsi, il n’y a pas de peuple à Asgard, mais il s’agit, un peu à la manière de l’Olympe du lieu de résidence du Panthéon nordique. Ainsi, le Bifröst est un arc-en-ciel qui permet de rejoindre les autres mondes.

Heimdall que l’on pense n’être qu’un sujet est lui aussi un dieu, gardien du Bifröst, mais aussi dieu de la lumière et de la Lune. Il est le plus grand ennemi de Loki et ils sont tous les deux condamnés à s’entretuer durant le Ragnarök.

Le Ragnarök : pour le coup, il s’agit bien d’une sorte de Jugement Dernier suivi d’une Apocalypse. Mais au lieu de signifier uniquement la fin d’Asgard, c’est celle de l’univers en entier qui en question : Dieux, Géants, Hommes tous mourront durant ce déchaînement. En gros, après trois hivers sans soleil, une grande bataille et la destruction de la planète par l’eau et le feu, trois dieux et un couple d’humains seront amenés à repeupler la Terre.

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Une BO toujours parfaitement adaptée

Bon sang, être accueilli par une scène dynamique portée par Immigrant Song de Led Zeppelin… Je dis oui ! Non seulement ça donne le ton du film, mais en plus, ça met clairement la banane. Un schéma connu vous me direz ? Et alors ? Ça fonctionne, c’est le principal ! En plus de cela, le film nous offre une BO qui va vous faire penser à de vieux vidéos des années 80. Le film est particulièrement marqué 8bits, et cela va parfaitement avec l’ambiance générale, les couleurs. On revient beaucoup à ce type de représentations ces derniers temps. On peut le voir sur les affiches pour le prochain Star Wars par exemple !

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Un casting qui s’étoffe 

Bien, je ne vais pas revenir sur le casting déjà connu, si ce n’est pour dire que le duo Hemsworth/Hiddleston fonctionne parfaitement. Même leurs différences physiques représentent parfaitement la psychologie de leurs personnages. On est agréablement surpris par l’interprétation toujours juste, même lorsqu’ils se ridiculisent.

Cate Blanchett est magistrale dans le rôle d’Hela. Son histoire est particulièrement bien amenée, tantôt folle, tantôt petite fille abandonnée par son papa et en quête d’adoration, on pourrait presque avoir de la compassion pour elle. Puis, on se rappelle que c’est la déesse de la Mort et qu’elle est incontrôlable. À côté de cela, j’ai beaucoup apprécié la représentation de sa coiffe dont elle tire une très grosse partie de son pouvoir (un peu à la manière de Thor avec le Mjöllnir).

Tessa Thompson incarne Valkyrie, donc une guerrière mythique associée à la protection d’Asgard. Elle a tout de l’héroïne que l’on se plait à aimer. Forte et vulnérable, un gros caractère, une loyauté sans pareil. J’ai hâte de voir son évolution dans le prochain film !

Et petit clin d’œil à Karl Urban que j’adore particulièrement !

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En conclusion, un film plein d’action, d’humour et de couleurs, vraiment agréables à voir. Le scénario est simple, mais efficace. Pas de grande surprise, mais on en prend plein les yeux. Un très beau spectacle en soi ! Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre la suite en avril prochain !

Et vous ? Avez-vous vu le film ? Qu’en avez-vous pensé ?
N’hésitez pas à partager vos impressions avec moi !
En attendant, je vous souhaite plein de jolies découvertes culturelles ! 

 

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5 commentaires sur “[Ciné #25] Thor : Ragnarok

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