Conseils d'écriture·Ecriture

[Ecriture – Commencer son premier roman ] Organisation interne : prologue, chapitres, scènes…

Bonjour, bonjour !

En ce premier jour de NaNoWriMo 2017, il est temps que je renoue, moi aussi, avec les articles écritures avant de me plonger dans le challenge à corps perdu. Ces dernières semaines, nous avons comment mettre en place son intrigue, ses personnages, documenter son roman et même comment se donner un coup de fouet pour oser la première ligne. Maintenant, nous allons passer au vif du sujet, maintenant que l’on a tout ça, qu’est ce que je mets à l’intérieur de mon roman ? « Des mots Rose, généralement, on y met des mots » No shit Sherlock ? Mais comment organise-t-on ces mots ? Est-ce que l’on y met un prologue ? Un épilogue ? Et les chapitres ? Plutôt longs, courts, moyens ? Comment organise-t-on les scènes à l’intérieur ? Eh bien, c’est ce que nous allons voir aujourd’hui, les amis !

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Il y a un petit bout de temps, maintenant, j’avais demandé en sondage sur Twitter ce que les lecteurs préféraient et surtout pourquoi (d’ailleurs, je remercie tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions existentielles). J’avais fait ces petits sondages afin de comprendre les attentes de la plupart des lecteurs en vue de cet article justement :

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La raison qui revenait le plus souvent était de ne pas pouvoir faire de pause dans sa lecture, mais il faut aussi qu’il soit assez long pour permettre au lecteur de s’immerger dans sa lecture, tout en gardant un certain dynamisme à la lecture !

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Ici, les lecteurs étaient un peu plus partagés, ce qui m’est le plus revenu c’était que trop long était décourageant, mais pas assez avait un goût de trop peu !

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Enfin, ici, beaucoup aiment les sagas, mais déplorent lorsqu’elles s’éternisent un peu trop. Les sagas permettent de plus approfondir les personnages et l’univers. J’ai aussi vu que les séries longues, mais changeantes de personnages principaux à chaque fois et donc gardant le même univers étaient plutôt appréciées, mais qu’en règle général, c’est le temps d’attente entre les tomes qui pose problème… Ça malheureusement, on ne peut rien y faire, il faut respecter le travail de l’auteur.

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Lorsque l’on commence un roman, généralement, on ne prend en compte que les idées, et pas la mise en page. Or, elle est importante, autant en tant qu’auteur pour nous cadrer et nous guider sur ce qu’il nous reste à faire, que pour le lecteur. Vous l’aurez vu, le découpage du chapitre est l’occasion pour eux de faire une pause, de vraiment entrer dans l’intrigue ou encore de dynamiser la lecture. Le chapitre donc, est un élément essentiel de la lecture et de l’écriture, qu’il ne faut pas minimiser. Mais avant cela, j’aimerais parler d’un élément qui fait souvent controverse :

Le Prologue

Le prologue, c’est un petit peu la grande question : est-ce que je fais ou non un prologue ? Votre prologue, c’est l’introduction de votre roman, c’est votre avant-propos. Il peut expliquer l’histoire, une prophétie, un événement qui justifierait les actions de vos personnages, un flash back, une scène qui va se dérouler bien plus loin dans l’histoire, mais qui la justifie, etc. Ce prologue doit susciter la curiosité, il doit intriguer et c’est une astuce qui est, le plus souvent, utilisée dans les romans d’aventure, de SF, de fantasy, de fantastique pour poser les bases de votre monde. Donc, le plus souvent, il est utiliseépour facilité la vie de l’auteur : on place les détails qui vont servir à la compréhension de l’histoire là-dedans, comme ça on est plus ou moins débarrassé par la suite.

C’est là que le bas blesse. Le problème majeur que l’on retrouve dans un prologue, c’est qu’il faut qu’il soit absolument parfait. S’il ne l’est pas, cela peu décourager votre lecteur. Le prologue c’est votre avant-monde, donc s’il comporte d’ores et déjà des erreurs, que va se dire votre lecteur : « si le prologue est nul, le reste le sera aussi ». Avoir un prologue ne rend pas votre histoire plus pro que les autres, surtout s’il est mal géré…

Il faut donc bien se rappeler que le prologue n’est pas obligatoire ! S’il dessert votre ouvrage au lieu d’apporter quelque chose, rappelez-vous que les informations qu’il fournit peuvent parfaitement être distillées tout au long du récit.

L’Épilogue

Le prologue est au début de votre histoire ce que l’épilogue est à la fin. Il vient après la conclusion, la fin de votre histoire. Il permet à votre lecteur de savoir ce qu’il se passe après le « baisé final ». Généralement, dans les sagas, il permet d’introduire aussi ce qu’il va se passer dans la suite, ou donner des informations supplémentaires. 

De la même manière que votre prologue, il se doit d’être parfait, parce que c’est la dernière chose dont va se souvenir votre lecteur avant de fermer le roman. Vous devez piquer sa curiosité, le rendre nostalgique des personnages et pas inventer quelque chose de complètement loufoque qui va jurer avec le style de l’intrigue.

L’épilogue ne doit pas sortir de nulle part. Généralement, j’estime que s’il n’y a pas de prologue, logiquement, il n’y a pas d’épilogue non plus, les deux font la paire. Sauf peut être pour le cas d’une saga pour le prologue se trouve au début du premier tome et l’épilogue à la fin du dernier. Donc, il n’est pas obligatoire ! 

Le Chapitre

Ah, le chapitre, le très fameux, celui pour lequel on se bat tous et qui nous prend la tête pendant des heures à savoir s’il est trop long, pas assez long, s’il est assez complet ou non. Mais on l’aime, parce que lorsque l’on écrit et que l’on voit le nombre de chapitres qui s’allonge, on est fier de nous ! Et on peut l’être !

Le chapitre est donc notre ami (un peu comme René Coty), mais pas vraiment notre porte-bonheur. Qu’il soit long, moyen ou court, le chapitre est généralement construit comme une intrigue dans l’intrigue : vous avez un commencement, des péripéties et un dénouement. 

Dans un chapitre, vous allez avoir plusieurs choses, dans un premier temps, la suite logique du dénouement précédent, avec l’avancée de votre quête principale ou des quêtes secondaires qui vont venir s’intercaler.

Mais surtout, votre chapitre va être découpé en scènes qui fonctionnent exactement comme un chapitre minuscule. Avec un début, des péripéties et un dénouement qui amènent à la suivante, etc.

D’un point de vue quantitatif, si l’on prend comme base qu’une page = 250 mots, un chapitre de 5000 mots sera équivalent à une vingtaine de pages, soit suffisamment pour y voir se succéder deux à quatre scènes complètes, dynamiques, sans tirer en longueur.

La Scène

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Rôle d’une scène

Il s’agit donc du découpage de votre chapitre. Les scènes sont essentielles pour le dynamisme de votre histoire, car se sont elles qui rythment vos chapitres, mais aussi et surtout votre roman. C’est votre toute première et plus petite unité dramatique. La véritable difficulté d’une scène réside dans le fait de savoir la commencer et la terminer au bon endroit afin d’en tirer le meilleur.

En terme quantitatif, une scène peut faire de 100 à autant de mots que vous le souhaitez (mais pour qu’elle soit pertinente 2000-2500 mots maximum).

Une scène peut avoir plusieurs fonctions : elle peut permettre à l’intrigue d’avancer, mais aussi elle peut servir à la description d’un personnage, d’un lieu, montrer un élément de l’intrigue qui peut être intéressant, revenir dans le passé via les flash-back, montrer l’action d’un autre personnage…

Attention cependant, en tant qu’auteur, on a tendance à vouloir multiplier les scènes pour faire plaisir à son lecteur et se faire plaisir aussi. Il ne faut jamais perdre à l’esprit qu’une scène doit être essentielle au roman et qu’elle doit le servir comme un esclave avec son maître (excusez mon humour sardonique, je me soigne pourtant, promis…). Ainsi, même dans un moment creux de votre intrigue, la scène doit permettre au lecteur de nourrir son attente ou de lui donner des informations, même si elles sont très bien dissimulées.

Déroulement

Chaque scène doit donc avoir un début, un milieu et une fin. Un début qui met en place l’intrigue et qui pose la notion de conflit (encore une fois, le conflit n’est pas obligatoirement un fait violent, il peut simplement s’agir d’un obstacle sur la route de votre héros, d’une question, discussion…) ; un milieu avec les péripéties et une fin avec la solution et la mise en place de la scène suivante (qui n’est pas forcément obligatoire).

Il se peut que votre chapitre représente une seule et unique scène. Dans ce cas, il est très important de prendre en compte la montée du suspense et de la tension dans cette scène. Plus elle est longue, moins elle est dynamique, ainsi, marquer les différents éléments est très important.

Par exemple : pour une scène de combat :

  • Le début est marqué par l’arrivée des méchants, généralement vous avez un très court dialogue avant les premiers coups, ainsi que la mise en place des buts de votre héros (son objectif doit être clair).
  • Durant le déroulement, il y a différentes phases : la notion de conflit lorsque les buts de vos différents personnages s’opposent, et la bataille à proprement parler, où votre héros aura plusieurs choix à faire et se fera plus ou moins dérouiller (bah oui, parce qu’il ne faut pas que se soit du tout cuit non plus, ne jamais faciliter la vie de ses personnages !).
  • Ensuite, alors que la montée de la tension est palpable, arrive le dénouement, là où la révélation va avoir lieu, ou le retournement de situation, et ainsi, alors qu’il était sur le point de perdre, votre héros survivra grâce à une manœuvre ou à l’arrivée d’un allier (et pourquoi la princesse qui sauve le chevalier à dos de dragon ?). Vous pouvez ainsi mettre à ce conflit et introduire la scène suivante !
Rôle des unités

Lorsque l’on parle de scène, on parle aussi d’unités de temps, de lieu et d’action. C’est ce qui permet de donner un peu de corps et de cohérence à votre scène. Ces unités peuvent être utilisées, ou non, selon votre bon vouloir.

  • Unité de temps : représente l’espace temps dans lequel se situe votre scène et généralement, il n’y en a qu’une par scène afin de ne pas perturber le lecteur. Si toutefois, vous avez besoin d’introduire un élément passé ou futur, il peut être fait, mais via des systèmes de narration différents.
  • Unité de lieu : c’est donc le lieu dans lequel se situe la scène. Il peut y en avoir un ou deux dans une même scène, mais il reste important de décrire lesdits lieux afin que le lecteur sache où il met les pieds.
  • Unité d’action : est donc relative à la notion de conflit, établir avec précision le problème posé dans cette scène et le résoudre.
Organiser ses scènes

Dernier point, l’organisation des scènes dans votre roman. Lorsque vous préparer votre plan, je vous conseille d’inscrire les différentes scènes et d’ensuite les organiser en chapitres. En effet, les scènes sont censées être interchangeables (en fonction de leur position dans la résolution de l’intrigue s’entend). Ainsi, il sera plus simple pour vous d’ordonner les scènes, et de créer les chapitres autour. 

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Personnellement : Mon plan est uniquement composé des scènes importantes auxquelles je rajoute ou enlève des éléments en fonction de l’avancée du roman. Ce que j’aime dans cette technique c’est justement l’adaptabilité : je peux déplacer une scène n’importe où et trouver le moment où elle sera la plus pertinente pour le roman. Rien n’est jamais fixé. En ce moment, je me sers aussi beaucoup de Scribbook parce que ce logiciel en ligne me permet d’organiser mon roman comme je le sens et c’est d’ailleurs beaucoup plus clair pour moi (c’est de là d’où viennent les illustrations de ce post).

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Donc, voilà pour les points du jour. N’oubliez pas que ces méthodes ne sont pas parfaites, loin de là, et que je vous encourage à trouver les vôtres. J’espère simplement que ça vous aidera dans votre roman. Bon courage pour le NaNo à tous !

C’est donc tout pour aujourd’hui.
Amusez-vous bien à l’écriture de votre roman,

En attendant, je vous souhaite toujours plus de jolies découvertes ! 

 

 

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25 commentaires sur “[Ecriture – Commencer son premier roman ] Organisation interne : prologue, chapitres, scènes…

  1. Oh oui le temps d’attente entre les tomes… ! My… ! J’attends Gonelore. Le 4. Attendre ne me dérange pas. Mais quand la date de sortie est toujours repoussée (ce qu’ils avaient déjà fait au tome 3) ça a le don de m’agacer… !!! Autant donner une date très lointaine et sortir le tome plus tôt : ça fait une bonne surprise et tout le monde est content… mais toujours repousser encore de deux mois puis encore, puis à un point où on ne se risque même plus à donner de date, ça m’agace… Pourtant attendre je m’en cogne. Je passe ma vie à attendre mes mangas x) Mais quand on se fiche de nous, franchement…

    Pour le choix d’un prologue ou non je me laisse guider par l’instinct. Pour le roman qui attend la relecture (ma pauvre petite impératrice est morte, bien morte) je n’en ai pas mis, pour le prochain j’en mettrais sans doute un (d’ailleurs je crois bien qu’il est déjà sur le blog, quand j’avais participé à l’atelier des Jolies Plumes j’avais pondu un truc qui va me resservir mais que je n’ai pas relu depuis), pour le troisième sans doute pas, mais y’aura un épilogue, et pour le quatrième sans doute pas non plus (oui, j’ai des idées jusqu’à un quatrième roman, je suis une grande malade, sachant qu’à côté de ça y’a trois projets « juste comme ça » qui attendent (dont un avec 60 pages donc un peu long pour un « juste comme ça » xD). Pour ce genre de trucs l’instinct fonctionne bien.
    Le prologue ça peut aussi servir quand on hésite entre deux premiers chapitres. Une amie avait eu le problème, elle savait pas si elle devait mettre la légende de son histoire en chapitre un ou deux, elle était très embêtée, je lui ai dit « fait un prologue » ça lui a sauvé la mise dans son dilemme (vivent les prologues). Ceci dit comme tu le dis le prologue n’est pas obligatoire et il peut alourdir l’histoire. J’hésite encore pour celui du prochain roman… enfin au début j’hésitais pas mais maintenant ça ne me paraît plus évident, mais en même temps ça m’embête de commencer l’histoire direct’ comme ça, je pense que j’aviserais quand j’aurais relu ma (forcément formidable) production.

    Ah oui ? Tu penses que prologue et épilogue font la paire ? Je fais pas ça bien alors x) J’ai jamais fait les choses bien… x) Je pense que, quand il ouvre et ferme une sage ils font la paire, c’est juste que tu peux pas mettre d’épilogue à la fin du premier tome comme l’histoire est pas finie… c’est comme si tu mettais un épilogue après le chapitre 10 alors que ton livre en compte 20. Mais donc je disais : je ne fais rien comme il faudrait (à bas les règles !). Pour moi je ne crois pas qu’ils fassent forcément la paire… enfin d’un côté je vois ce que tu veux dire mais d’un autre, comme on le disait, un prologue et un épilogue ça a une vraie fonction, du coup si l’un des deux est là juste pour faire la paire c’est quand même pas d’bol. Comme je te disais, je fais à l’instinct, selon mon besoin. Peut-être que le lecteur m’en voudra, mais c’est encore moi qui écris et j’écris ce que je veux x) Peut-être que du coup ça fait quelque chose de déséquilibré, mais tant pis (dans ma tête c’est pas très équilibré non plus tu m’diras).

    Pour les chapitres… là, le roman en attente de correction le premier fait même pas deux pages, le plus long doit en fait une petite dizaine (12 ou 13 de mémoire) du coup c’est un peu le chaos dans mon roman, mais j’ai pas envie de me forcer à les faire tous de la même taille, ça m’emmerde (à bas les règles, disais-je).

    En fait, en lisant ton article, je me rends compte que je ne pense pas mon roman… je pense l’histoire (à peine, je laisse bosser mon inconscient) mais après toute la mise en forme je laisse mon esprit travailler pour moi (comme un esclave pour son maître, disais-tu). Les scènes se succèdent naturellement sans que je m’en rende compte, je ne les réfléchis pas… du coup je me rends compte que je laisse encore plus travailler mon inconscient que je ne le pensais (mais bon, je repasse quand même derrière en inspectrice des travaux finis xD).

    Par contre je fais comme toi pour les scènes : elles peuvent aller où elles veulent. En fait, comme je ne fais pas de plan je navigue à vue avec les scènes que j’ai dans la tête et je vais de scène en scène jusqu’à la fin. Je raccroche les wagons comme j’ai l’habitude de dire.

    Et aussi, puisque tu parlais d’unité de lieu, de temps, etc. je voulais en profiter pour parler de quelque chose : les sauts de ligne dans les chapitres. J’évite. Dans ton mon roman ça doit arriver deux fois, pourtant je change régulièrement de personnages dans un même chapitre, mais je m’arrange pour ne pas avoir à sauter de ligne et ainsi mettre en avant une unité d’enjeux dont on ne parle jamais mais qui me paraît pertinente pour le récit.

    Bon, mon commentaire est vraiment long, j’ai un peu craqué ce coup-ci !
    Bon courage pour le NaNo, moi ça ne m’a jamais tenté du tout !

    Aimé par 1 personne

    1. Alors, je vais essayer de répondre à tout. Ca va être compliqué !
      Personnellement, le temps d’attente ne me dérange pas non plus, au contraire, c’est un peu comme le suspense avant le grand événement, c’est l’Avent. Après, voilà, il ne faut pas non plus qu’ils repoussent tout le temps, ça a tendance à m’agacer aussi.

      Généralement, je place un prologue dans j’ai un monde particulier à expliquer, une légende quelque chose comme ça. Pour le reste, je ne cherche pas à en mettre s’il n’est pas indispensable. Ca me fait rire ton amoncellement de projet parce que je vis la même chose. J’ai deux gros romans en cours, et deux plus petits projets qui viennent de se greffer, donc un rêve que j’ai fait il y a deux nuits tellement loufoque que je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai tout coucher sur le papier directement et les idées viennent naturellement depuis, donc je bosse mes deux romans en même temps ! La folie xD

      Oui, pour moi, ils font la pair, mais je suis d’accord avec toi, à bas les règles, chacun voit midi à sa porte. Ce sont des indications de bases, mais il n’y a pas d’obligation. C’est justement ça le droit fondamental des auteurs, être libre de faire ce que l’on veut avec nos mots.

      J’aime penser mes chapitres parce que ça me donne une organisation. Contrairement à toi, j’essaie de faire des chapitres plus où moins équivalents, généralement je me donne une base de 5000 mots et j’y intercale plusieurs scènes. Etant donné que j’ai une écriture plutôt volubile, j’ai besoin de ce petit cadre pour me structurer et savoir quand arrêter, sinon, je pourrais continuer pendant des heures !

      Pour les sauts de lignes, tout dépend si j’en ai besoin ou non. Je suis aussi une amatrice des astérisques. En fait, je trouve que c’est bien justement pour montrer le changement de personnages où que l’on passe à autre chose. C’est plus clair dans l’esprit du lecteur et rien que pour moi, ça me permet de marquer mes changements de scènes avec plus de facilité.

      Voilà, je crois que j’ai tout dit. Pour le Nano, je trouve ça stimulant, même si je ne le termine jamais, au moins je me dis que j’ai essayé 😉

      J'aime

      1. Comment fait-on pour s’y retrouver dans tous ces amoncellements de projets ?! xD
        Ah moi mon rêve cette nuit j’ai rêvé que j’avais la même écriture que Wauquiez, faut pas me demander pourquoi x)

        Ah, tandis que moi j’ai toujours galéré pour écrire des dissert’ à rallonge et compagnie ! Si je me mettais une base de 5 000 mots je devrais me forcer pour finir au lieu de freiner pour arrêter x)

        C’est sûr que les sauts de ligne ou astérisque c’est utile dans l’organisation, et puis ça fait une respiration aussi donc c’est pas mal, surtout pour le lecteur si le chapitre est un peu long ça lui fait un endroit logique où faire une pause et avant j’en usais pas mal mais peu à peu j’ai arrêté. Soit je change de chapitre soit je m’arrange pour ne pas sauter de ligne (par exemple un messager qui fait le lien entre deux groupes de personnages, ou un personnage qui regarde le château et donc fait le passage et hop on se retrouve dans le château, voire même un personnage qui parle et qui « force » le changement de scène car il n’est pas avec les personnages que l’on vient de suivre). En fait le saut de ligne fait une coupure très nette et du coup ça peut couper aussi l’unité d’enjeux, et ça m’embête.

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      2. Je ne sais pas, ça tient du génie, je dirais !
        Tu crois que c’est propre aux auteurs de faire des rêves aussi étranges ? xD

        Ouhlà, les disserts ce n’est pas la même chose xD En plus, j’écris très lentement, du coup, c’était une horreur pour moi xD

        Je peux comprendre oui, c’est vrai que c’est une coupure nette, et généralement, c’est ce que je recherche c’est pour cela que je l’utilise. Sinon je vais comme toi, j’utilise une respiration qui ne coupera pas la dynamique 😉

        J'aime

  2. Merci pour cet article clair et intéressant ! Les sondages surtout sont instructifs, je crois que certains de mes chapitres sont un brin trop longs …
    En termes de logiciels j’utilise un mélange de Word, Excel et Scrivener, mais Scribbook a l’air bien fichu pour construire le plan d’ensemble.

    J'aime

  3. Bonjour,

    Je suis le créateur de Scribbook et suis tombé sur l’article un peu par hasard. merci pour la description flatteuse que vous en faite et j’espère qu’il vous servira longtemps. Je vais me permettre de partager l’article sur le groupe d’entraide en auteur utilisant l’application car je trouve que votre perception de la construction d’un récit est tout à fait pertinent.

    Bon Nano à tous 😉

    Jonathan

    J'aime

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