Conseils d'écriture·Ecriture

[Ecriture] – NaNoWriMo 2017, qu’en retenir ?

Bonjour, bonjour !

C’est avec une immense fierté que je vous annonce que j’ai réussi mon challenge, j’ai pour la première fois terminé le NaNoWriMo et j’en suis très fière. Donc, je profite de cet article pour vous faire un petit compte rendu de cette expérience, vous parler un peu plus de mon nouveau projet et de pourquoi pas, parler de la suite !

trouhans-logo-foxaep-arabesque

Bon, déjà, le NaNoWriMo, qu’est-ce que c’est ? Mis à part un mot barbare ?

Il s’agit du NAtional NOvel WRIting MOnth, un challenge d’écriture international qui a pour but de nous permettre d’écrire 50 000 mots en un mois, soit l’équivalent d’un petit roman de 200 pages. Le projet a été lancé en juillet 1999 aux États-Unis avec 21 participants, aujourd’hui, nous sommes plusieurs dizaines de milliers à travers le monde !

En gros, pour parvenir à bout du challenge, un minimum de 1 667 mots écrits par jours est obligatoire. Et c’est justement là, toute la difficulté de la tâche, parvenir à écrire un peu tous les jours, garder un bon rythme, se surpasser et réussir à surmonter ses démons. En cela, pour moi, il a été très utile.

Le NaNo est avant tout un challenge de rapidité et non de « qualité », c’est en effet le nombre de mots écrits qui est mis en avant, puristes de la belle langue et de l’Écriture avec un très grand E, je crains que ce challenge ne soit pas pour vous ! Par contre, n’oubliez jamais, que la relecture est là pour pallier les petits manquements qualitatifs, et qu’elle a lieu juste après !

Mon expérience

Cette année, je me suis dit « pourquoi pas », mais je partais avec un certain handicap : généralement, lorsque je me force à faire quelque chose, je n’y parviens pas. Cette obligation devient un frein et m’empêche de faire ce que j’ai vraiment envie de faire. Cette année, ça a été différent.

Il y a deux ans, j’avais à peine franchi le cap des 5 K mots et je dois avouer que cela m’avait pas mal démoralisé. L’année dernière avec la quantité incroyable de travail donné par la fac, je n’avais même pas imaginé le faire. Je me suis remotivée avec le Camp NaNo de juillet où j’avais réussi à dépasser la barre des 40 k mots, alors, c’était le moment où jamais.

Je suis partie dans l’optique de faire au moins 2 000-2 500 mots par jour, afin d’avoir toujours une petite marge d’avance s’il y avait un jour où j’étais vraiment dans l’incapacité de le faire.

Capture d_écran 2017-11-22 à 15.57.09

J’ai réussi à garder un rythme à peu près constant à raison d’une moyenne de presque 3000 mots par jours. Cette marge me permettait d’écrire sans vraiment me soucier de mon quota, une fois dépassés les 1 667 mots, c’était du bonus et plus j’écrivais plus j’avais confiance en moi. C’était d’autant plus motivant, que je voyais réellement mon projet avancer et s’envoler. Une fois la barre des 25 k dépassés en un peu plus d’une semaine, j’avais compris que je pouvais y arriver cette fois-ci, et j’y ai pris beaucoup de plaisir.

J’ai eu cependant un petit coup de mou au début de la deuxième semaine. Outre le fait que j’ai été prise pour des raisons personnelles, les deuxièmes semaines sont très souvent des petits challenges à elles toutes seules. Après la folie et la motivation de la première, il arrive toujours un moment où le tout retombe un peu. Chez moi, cela se passe généralement à ce moment-là et c’est tout ou rien. Soit je parviens à passer outre et à continuer, soit je baisse les bras. Sachant que même si je recommence après, il y aura toujours cette petite voix qui me dira que j’ai laissé tomber, donc que même si je parviens au bout, cela ne sera pas une véritable victoire. Oui, j’aime me faire du mal !

Après cela, j’ai repris de plus belle et les mots se sont envolés et le 17 novembre à deux heures de matin, j’ai franchi avec une certaine fierté le cap des 50 k !

J’ai aussi eu, comme tout le monde, des moments où l’inspiration n’était pas au rendez-vous, alors j’ai repris la bonne vieille technique de l’écriture nocturne. Cela tombait particulièrement bien puisque voilà près d’un mois que je ne dors presque plus ! Alors, autant profiter efficacement des périodes d’insomnies !

Bon, bien sûr, en me concentrant sur la quantité de mots et non sur la réelle « qualité » du roman, j’ai remarqué beaucoup d’erreurs, des phrases un peu plates ou autres, mais rien qui se saurait se corriger durant la période de relecture ! Après tout, c’est ça le but du NaNo, non ? Finir les 50 k mots, on verra la suite après ! Et puis, les idées sont là, il ne suffit que de changer quelques mots où l’ordre des phrases, cela n’a pas beaucoup d’impact !

Ma motivation, mon nouveau projet.

Comme si j’avais besoin de cela, avec mes quatre projets en cours ! D’ailleurs, je n’avais pas du tout commencé le NaNo avec BAHT, mais avec l’Alchimiste sur lequel je m’étais remise quelques jours plus tôt pour préparer le NaNo justement. Donc, le premier jour, je fais un honorable score de 2,6 k mots et pars me coucher, heureuse et fière en me disant qu’avec un peu de chance, je parviendrais à bien avancer cette année. Le but n’était pas réellement de finir le NaNo mais au moins de me prouver que j’étais capable de le faire. Donc, déjà, je partais déjà en tant que NaNoteuse rebelle !

Mais quelle ne fut pas ma stupéfaction quand mon cerveau en décida autrement ! Dans la nuit du premier au deux novembre, j’ai fait un rêve. Un rêve à ce point génial qu’il était encore particulièrement vif le matin quand je me suis réveillée. Je l’ai raconté à ma meilleure amie et à mon chéri et ils ont eu tous les deux la même réaction : « Rose, on t’a dit d’arrêter la coke avant d’aller dormir ! Ce n’est pas bon pour toi ». C’était pour dire à quel point c’était tout autant loufoque que génial. J’ai quand même pris quelques notes : je n’y pouvais rien, dedans, il y avait un de mes personnages historiques préférés (et je l’aime d’amour), mais aussi des créatures fantastiques, une histoire déjà bien ficelée et un potentiel génialissime. C’est dire qu’il m’a obsédé jusqu’à ce que je craque et que j’écrive le premier chapitre le lendemain. C’est comme cela que Bienvenue à l’Hôtel Transylvania est né.

Je devenais d’autant plus une NaNoteuse rebelle, j’avais changé de projet entre-temps. Au départ, je m’étais dit que je pouvais écrire les deux en même temps, mais rapidement, mes nouveaux personnages ont pris une importance toute particulière dans mon cœur, et j’ai été incapable de les quitter. Aujourd’hui BAHT c’est ça :

Capture d_écran 2017-11-22 à 16.19.37

Alors, oui, il manque des chapitres, j’ai quelques points à éclaircir avant de m’y mettre, mais certaines scènes étaient si brulantes dans ma tête que j’ai eu besoin de les mettre directement sur papier avant les autres (d’où les scènes coupées et les chapitres 10, 11 et 13).

J’arrive presque à la moitié, avec tellement de projets en tête pour mes petits chéris que je ne sais pas comment tout cela va se finir. Si je voulais faire qu’un one-shot au départ, puis plusieurs petits tomes, je me suis rapidement rendu-compte que j’en étais purement incapable.

Pourquoi est-ce que j’aime autant ce projet ? Parce qu’il recèle tout ce que j’aime : une héroïne avec un caractère de cochon, un goût prononcé pour la pop culture, et un humour grivois. Une héroïne qui ressemble n’importe qu’elle femme d’aujourd’hui, qui me ressemble beaucoup en fait, et à laquelle il n’est pas difficile de s’identifier. Ce n’est pas une fille badass à proprement parler, mais elle va le devenir parce qu’elle n’a pas le choix, c’est une fille qui a vécu des choses difficiles dans sa vie, qui se relève et affronte la tête haute ses soucis ! Bref, une héroïne que j’aime voir évoluer sous ma main. Une romance difficile, douloureuse et dangereuse (oui, j’aime quand mes personnages souffrent) mais belle à sa façon. Une quête d’identité et de vérité. BAHT contient aussi des personnages historiques connus de tous qui vont tous avoir une place bien particulière dans le roman : donc une base artistique et historique solide dans laquelle j’aime piocher pour mes écrits. BAHT me ressemble, c’est le roman de la passion, un roman que je prends vraiment énormément de plaisir à écrire, et j’espère vraiment que cela se verra à la lecture !

Tous ensemble dans le même bateau !

Ça, c’est aussi une source incroyable de motivation. Vous voir tous, sur les réseaux partager vos avancées, vos doutes, vos questions, vos réussites ! J’ai adoré cette période parce que nous sommes vraiment tous ensemble et l’on se soutient.

J’oublie bien sûr les vieux cons de la vieille école qui estime encore que l’écriture est un art qui ne se calcule pas en mots et qui n’ont pas compris le principe d’une aventure comme le NaNo, ou qu’il a tout simplement différents types de personnes, de façons de faire, et qu’ils n’ont pas le monopole de l’art de l’écriture.

Non, je parle de cette communauté incroyable que l’on retrouve autour du NaNo ! Tous ces messages de soutiens, d’encouragement, d’amour, je vous dis à tous un grand merci, parce que sans vous, bien, je pense que je n’y serais pas arrivée, du moins pas aussi facilement ! Je suis vraiment fière de faire partie d’une telle communauté !

Et pour la suite ?

Pour la suite ? BAHT a déjà plusieurs petits frères et sœurs en préparation. Comme toujours, j’ai plus d’idées pour les tomes suivants que pour le premier, mais étant donné qu’il est avant tout centré sur l’apprentissage de mon personnage principal, et le début de la mise en place de l’intrigue politique générale, j’ai un peu plus de temps pour distiller tous les éléments importants.

Je n’oublie pas les autres, bien sûr (je les aime tout autant), mais BAHT à des promesses à tenir, et j’aimerais bien qu’elles puissent être mise à l’épreuve au mois de janvier avec un roman terminé et corrigé.

En plus, si ma meilleure amie parvient elle aussi à tenir ses engagements, il y aura même quelques planches de BD pour accompagner le roman. Rien que l’idée me comble déjà de joie ! J’ai vraiment hâte de voir de ce ça peut donner !

trouhans-logo-foxaep-arabesque

Bref, je me suis éparpillée, comme toujours, mais j’ai laissé mon enthousiasme prendre les rênes ! C’est vous dire à quel point ce nouveau projet me rend heureuse ! Je vous laisse, j’y retourne, mes personnages ont un programme chargé aujourd’hui !

C’est donc tout pour aujourd’hui.
N’hésitez pas à me dire comment se passe votre NaNo ! 

En attendant, je vous souhaite toujours plus de jolies découvertes ! 

NaNo-2017-Winner-Certificate (1)

Publicités

6 commentaires sur “[Ecriture] – NaNoWriMo 2017, qu’en retenir ?

  1. Déjà, félicitations ! Moi je saurais pas faire… ceci dit en ce moment j’écris un peu tous les jours (et je corrige sérieusement mon roman !) alors peut-être que j’ai un nombre de mots respectable… mais je suis pas à 50 000, ça c’est clair !

    C’est quoi le Camp Nano ?

    Je te trouve aussi très impressionnante de bosser sur plusieurs romans à la fois ! Moi je peux pas ! J’ai plusieurs projets, certes, mon roman, des histoires « juste comme ça », longues mais sans fil rouge, sans réflexion pseudo philosophique derrière et que je ne considère pas comme des romans malgré leur taille, une nouvelle/conte pour un appel à texte (je mélange le chevalier errant médiéval avec le mythe de Nüwa, ça va être fantastique (on y croit))… mais plusieurs romans à la fois je pourrais pas !

    J'aime

    1. Merci !
      Le NaNo, c’est un moment un peu particulier où justement je me concentre sur les mots, la plupart du temps, je ne travaille pas comme ça. J’ai une relecture beaucoup plus approfondit de chaque chapitre avant de me dire qu’ils sont terminés, donc je suis beaucoup plus longue. Après tout, peu importe le compte du moment que l’on est fier de ce que l’on fait.

      Le camp NaNo c’est basé sur le même principe que le NaNo, ça a lieu en mars et en juillet il me semble, mais cette fois, tu fixes toi même le nombre de mots que tu veux faire dans le mois, c’est un entrainement pour le NaNo si tu veux.

      Bah, en fait, il y a toujours un moment où je vais ralentir sur un projet, donc je passe sur un autre pour me laisser le temps de me refaire un stock d’idées. Le côté pratique, c’est que je change d’air, de persos et d’univers, l’autre c’est que du coup, j’avance beaucoup plus lentement ! Après, comme je note toujours tout, c’est plus pratique pour replonger dedans après, j’ai juste à relire ! Tu sais, c’est un peu la même chose, plusieurs univers différents en même temps. Tu n’en fais peut-être pas des romans ou des séries mais ça reste plusieurs projets simultanés 😉

      J'aime

      1. Oui, tant que l’on est fier et que l’on prend du plaisir ton va bien !

        Ah d’accord, histoire de se mettre un peu dedans, quoi !

        Oui, mais mon exigence (pas en terme de qualité mais plutôt la manière dont je vais y penser, la régularité de l’écriture, la manière dont je m’investie en gros) n’est pas du tout la même !

        J'aime

      1. C’est vrai ! Si j’avais plus de temps, c’est sûr je tenterais (un boulot de traductrice en free-lance et deux enfants en bas âge, ça laisse pas un temps énorme par jour pour écrire pour soi), mais en même temps tout est une question de priorité, alors ce sera peut-être ma priorité dans quelques temps !

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s